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Pour les agences immobilières et les gestionnaires de biens

Intermédier la location de locaux à une société dont le bénéficiaire effectif est listé constitue une prestation interdite. La responsabilité pèse sur l'agent et le gestionnaire — quel que soit le propriétaire.

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Listes UE / ONU / OFAC
Rapports auditables
Cadre juridique pour ce secteur
L'interdiction de fournir un service à une personne listée s'applique à votre activité, indépendamment de votre statut LCB-FT. Intermédiation, conseil, location, assurance — chacun de ces actes est un « service » au sens du règlement (UE) 269/2014.
Règl. (UE) 269/2014 · 833/2014 · CMF art. L562-1 · loi 2024-364
Obligation légale

Les agents immobiliers doivent-ils réaliser un sanction screening ?

Oui — et pour deux raisons indépendantes. L'intermédiation immobilière est assujettie à la LCB-FT, et l'interdiction au titre des sanctions s'applique à toute entreprise, quel que soit ce statut.

Deux bases légales pour cette obligation

Premièrement : le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la mise à disposition de ressources économiques — et un bien immobilier ainsi que son intermédiation en font expressément partie — au profit des personnes ou entités listées par l'UE. Deuxièmement : les agents immobiliers sont assujettis à la LCB-FT (Code monétaire et financier, art. L561-1 et s.), ce qui ajoute des obligations de vigilance pour identifier le client. Même sans ce second fondement, le premier suffirait à fonder l'obligation.

Agences et gestionnaires, pas seulement le propriétaire

La responsabilité incombe à celui qui fournit la prestation. Pour la location longue durée, l'entremise à la vente et la gestion locative, ce sont les agents et les gestionnaires — quel que soit le propriétaire du bien. Le contrôle doit porter sur le mandant, l'autre partie à la transaction et le bénéficiaire effectif de l'acquéreur, en particulier pour les sociétés offshore et les clients non-résidents.

Paiements en espèces et acte notarié

Les points chauds particuliers sont les paiements en espèces et les paiements depuis des comptes étrangers. Lors de l'acte notarié, l'obligation de contrôle pèse à la fois sur l'agent et sur le notaire. Un nouveau screening du bénéficiaire effectif immédiatement avant la signature capte les inscriptions intervenues après la signature du mandat.

Ce que vous risquez en l'absence de contrôle

Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). S'y ajoutent des sanctions autonomes au titre de la LCB-FT en cas de défaut de procédures internes. La directive (UE) 2024/1226 impose en outre une répression pénale. Un screening documenté constitue dans le même temps la preuve de la diligence raisonnable.

Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).

Scénarios de risque

Voilà à quoi cela ressemble au quotidien.

SCÉNARIO 01

Location longue durée de bureaux

Intermédiation d'un bail commercial de 5 ans pour 600 m² au profit d'une « société de conseil » dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. Valeur du contrat : 470 000 €. L'agent fournit la prestation et en porte la responsabilité.

SCÉNARIO 02

Vente d'un appartement en espèces

Paiement en espèces au-dessus du seuil de 10 000 €. L'acquéreur est une personne physique inscrite sur la liste OFAC. L'agent comme le notaire sont responsables de l'obligation de contrôle.

Points chauds

Là où le risque est le plus élevé.

  • 01
    Location longue durée de bureaux et surfaces commerciales
  • 02
    Entremise à la vente au-dessus des seuils
  • 03
    Gestion locative pour des clients non-résidents
  • 04
    Paiements en espèces et depuis des comptes offshore
Workflow type

Quand exactement vérifier vos clients.

1
À la signature du mandat
Contrôle du mandant et de la contrepartie
2
Avant l'acte notarié
Nouveau screening du bénéficiaire effectif de l'acquéreur
3
Mensuellement pour les biens gérés
Monitoring du portefeuille de locataires
Mini-cas

Agence « Quadrat Immobilier SARL », 280 transactions / an

Mise en place en 3 jours. Processus intégré au dossier client — le screening devient une étape obligatoire avant la signature du mandat. Forfait : Business — 5 900 € une fois.

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Les questions les plus fréquentes

D'abord la vérité, ensuite la technique.

Cela concerne-t-il vraiment mon secteur ?
Oui. L'interdiction de mettre des fonds ou des services à disposition de personnes listées (art. 2 du règl. (UE) 269/2014) s'applique à tous les opérateurs économiques — que votre secteur soit assujetti à la LCB-FT ou non. Pour le tourisme ou l'immobilier, la responsabilité pénale et administrative existe déjà aujourd'hui.
Que faire si le client refuse la vérification ?
La vérification s'effectue sur des données que vous avez déjà au contrat ou sur la facture (nom, raison sociale, SIREN, éventuellement date de naissance). Le consentement du client n'est pas requis — vous remplissez une obligation légale au sens de l'art. 6.1.c) du RGPD.
Que faire en cas de correspondance (match) ?
Le logiciel marque le résultat en rouge, génère un rapport motivé et déclenche le processus : suspension de la prestation, gel des fonds, déclaration sans délai à la DG Trésor. Rien n'est déclaré automatiquement — la décision revient à l'entreprise.
Les rapports sont-ils acceptés par la DG Trésor et la Douane ?
Le rapport contient horodatage, version des listes de référence, données opérateur et empreinte (hash) du fichier d'entrée — un format conforme aux attentes des autorités. Archivage local sur 5 ans (durée de conservation légale).
À quelle fréquence les listes sont-elles mises à jour ?
Chaque heure, et immédiatement après publication des modifications au Journal officiel de l'UE. L'application télécharge seule les fichiers de référence — elle ne transmet jamais aucune donnée client en sens inverse.
Cela s'intègre-t-il dans mon CRM ?
Oui. Business et Enterprise exposent une API REST et incluent des intégrations pour les CRM courants (Pipedrive, HubSpot, Salesforce, Bitrix). En Starter, vous utilisez un formulaire manuel.
Où mes données se trouvent-elles physiquement ?
Là où vous installez le logiciel — votre poste, votre serveur, votre réseau. Il n'existe pas de « cloud Sanqto » pour les données client. Conséquence : pas de contrat de sous-traitance, pas de transfert hors UE.
Quelle sanction si je ne vérifie pas ?
Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (art. L574-3 CMF) en cas de violation d'une mesure de gel ou de fourniture de services à une personne listée. Confiscation des avoirs et publication de la sanction sont possibles. La responsabilité incombe à l'entreprise, pas au client.
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