Leasing de flotte via une société ad hoc
Une société ad hoc (SPV) loue 8 utilitaires en leasing. Son bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. La livraison du bien constitue la mise à disposition d'une ressource économique.
Mettre un véhicule ou une machine à disposition d'une société liée à une liste de sanctions constitue la mise à disposition d'une ressource économique et donc une opération interdite. La responsabilité incombe au bailleur.
Oui. La mise à disposition d'un véhicule, d'une machine ou d'un équipement en leasing au profit d'une entreprise listée constitue la mise à disposition d'une ressource économique et reste absolument interdite.
Le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la mise à disposition de ressources économiques au profit de personnes listées — un véhicule, une machine ou un système informatique loués en leasing en sont précisément un exemple. L'interdiction ne couvre pas seulement le transfert de propriété, mais toute mise à disposition d'un bien dont le preneur peut tirer une utilité. Financer une entreprise listée enfreint le droit — indépendamment du statut LCB-FT de la société de leasing.
En leasing, on rencontre rarement un preneur directement listé — le risque se loge dans la structure de propriété. Une société ad hoc (SPV), une filiale ou un preneur à capitaux étrangers peut être contrôlé par une personne listée. Le contrôle doit donc remonter jusqu'au bénéficiaire effectif et ne pas s'arrêter au nom du demandeur et des garants.
Les contrats de leasing changent fréquemment de partie en cours d'exécution — par cession ou par fusion. Chacune de ces modifications crée un nouveau cocontractant qui doit être à nouveau contrôlé. À défaut, le bailleur continue à financer, sans le savoir, une entité listée après la conclusion. Les listes évoluant chaque semaine, un monitoring régulier du portefeuille s'impose également.
Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose en outre une répression pénale. S'y ajoute le risque que les loyers et le bien loué lui-même soient gelés, ainsi que la responsabilité personnelle des dirigeants du bailleur.
Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).
Une société ad hoc (SPV) loue 8 utilitaires en leasing. Son bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. La livraison du bien constitue la mise à disposition d'une ressource économique.
Le preneur initial cède le contrat à une autre société. Sans nouveau contrôle de la nouvelle partie, le bailleur continue éventuellement à financer une entreprise listée.
Mise en place en 5 jours, import du portefeuille depuis le système de gestion (CSV). Monitoring 24/7 en continu pour capter les mises à jour de listes entre deux échéances. Forfait : Business — 5 900 € une fois.
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