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Pour les distributeurs de biens de luxe

Vendre un véhicule, un yacht ou des bijoux à une personne listée constitue la mise à disposition d'une ressource économique et est donc interdit. La responsabilité incombe au vendeur.

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Cadre juridique pour ce secteur
L'interdiction de fournir un service à une personne listée s'applique à votre activité, indépendamment de votre statut LCB-FT. Intermédiation, conseil, location, assurance — chacun de ces actes est un « service » au sens du règlement (UE) 269/2014.
Règl. (UE) 269/2014 · 833/2014 · CMF art. L562-1 · loi 2024-364
Obligation légale

Les distributeurs de biens de luxe doivent-ils réaliser un sanction screening ?

Oui. La vente de biens de grande valeur à une personne ou une société listée constitue la mise à disposition d'une ressource économique et reste absolument interdite — la responsabilité incombe au vendeur.

Le bien de luxe est une ressource économique

Le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la mise à disposition de fonds et de ressources économiques au profit des personnes et entités listées par l'UE. Un véhicule, un yacht, une montre ou des bijoux vendus à une personne listée constituent précisément une telle ressource — indépendamment du mode de paiement et de la prise en charge personnelle de la marchandise par l'acquéreur. Une partie du commerce de biens de grande valeur est par ailleurs assujettie à la LCB-FT (pour les transactions en espèces au-dessus de certains seuils), mais l'obligation au titre des sanctions s'applique indépendamment de cela et concerne tout vendeur.

Les biens de luxe relèvent d'un régime de sanctions propre

Outre l'interdiction de vendre à des personnes listées s'appliquent les sanctions sectorielles — le règlement (UE) n° 833/2014 interdit la vente et l'exportation de biens de luxe vers la Russie ; des restrictions équivalentes visent la Biélorussie. Les véhicules de prestige, yachts, bijoux et montres figurent parmi les catégories visées. Pour le distributeur, le risque ne tient donc pas seulement à l'acheteur, mais aussi au pays de destination finale du bien.

L'acheteur agit rarement sous son propre nom

Pour les biens de grande valeur, l'achat via une société, un mandataire ou une entité étrangère est habituel. Une facture émise au nom d'une SARL « propre » ne signifie pas que la transaction est sûre — elle peut être contrôlée par un bénéficiaire effectif listé. Le contrôle doit porter non seulement sur la personne au comptoir, mais aussi sur la personne morale acquéreuse, ses propriétaires et le payeur.

Ce que vous risquez en l'absence de contrôle

Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose une répression pénale. S'y ajoute le risque de gel des fonds de la transaction et du bien lui-même, ainsi que la responsabilité personnelle des dirigeants et du propriétaire de la concession ou de la boutique.

Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).

Scénarios de risque

Voilà à quoi cela ressemble au quotidien.

SCÉNARIO 01

Achat d'un véhicule via une société écran

La concession vend un véhicule de 105 000 € à une SARL dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. La remise du véhicule constitue la mise à disposition d'une ressource économique.

SCÉNARIO 02

Achat par un mandataire

Des bijoux de grande valeur sont acquis par un mandataire agissant au nom d'une personne listée. La remise au mandant figurant sur la liste constitue une prestation interdite.

Points chauds

Là où le risque est le plus élevé.

  • 01
    Véhicules, yachts et équipements haut de gamme
  • 02
    Bijoux, montres et métaux précieux
  • 03
    Achats via sociétés, mandataires et entités étrangères
  • 04
    Bénéficiaires effectifs dissimulés derrière l'acheteur
Workflow type

Quand exactement vérifier vos clients.

1
À la fixation des conditions
Screening de l'acheteur, de la société acquéreuse et du payeur
2
Avant la remise du bien
Contrôle du bénéficiaire effectif de l'acheteur
3
En continu pour les clients réguliers
Monitoring de la base contre les mises à jour de listes
Mini-cas

Concession « Prestige Motors SAS », 280 transactions / an

Mise en place en 4 jours. Le screening de l'acheteur et le contrôle de la structure de propriété des sociétés acquéreuses se déclenchent à chaque transaction. Forfait : Business — 5 900 € une fois.

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Les questions les plus fréquentes

D'abord la vérité, ensuite la technique.

Cela concerne-t-il vraiment mon secteur ?
Oui. L'interdiction de mettre des fonds ou des services à disposition de personnes listées (art. 2 du règl. (UE) 269/2014) s'applique à tous les opérateurs économiques — que votre secteur soit assujetti à la LCB-FT ou non. Pour le tourisme ou l'immobilier, la responsabilité pénale et administrative existe déjà aujourd'hui.
Que faire si le client refuse la vérification ?
La vérification s'effectue sur des données que vous avez déjà au contrat ou sur la facture (nom, raison sociale, SIREN, éventuellement date de naissance). Le consentement du client n'est pas requis — vous remplissez une obligation légale au sens de l'art. 6.1.c) du RGPD.
Que faire en cas de correspondance (match) ?
Le logiciel marque le résultat en rouge, génère un rapport motivé et déclenche le processus : suspension de la prestation, gel des fonds, déclaration sans délai à la DG Trésor. Rien n'est déclaré automatiquement — la décision revient à l'entreprise.
Les rapports sont-ils acceptés par la DG Trésor et la Douane ?
Le rapport contient horodatage, version des listes de référence, données opérateur et empreinte (hash) du fichier d'entrée — un format conforme aux attentes des autorités. Archivage local sur 5 ans (durée de conservation légale).
À quelle fréquence les listes sont-elles mises à jour ?
Chaque heure, et immédiatement après publication des modifications au Journal officiel de l'UE. L'application télécharge seule les fichiers de référence — elle ne transmet jamais aucune donnée client en sens inverse.
Cela s'intègre-t-il dans mon CRM ?
Oui. Business et Enterprise exposent une API REST et incluent des intégrations pour les CRM courants (Pipedrive, HubSpot, Salesforce, Bitrix). En Starter, vous utilisez un formulaire manuel.
Où mes données se trouvent-elles physiquement ?
Là où vous installez le logiciel — votre poste, votre serveur, votre réseau. Il n'existe pas de « cloud Sanqto » pour les données client. Conséquence : pas de contrat de sous-traitance, pas de transfert hors UE.
Quelle sanction si je ne vérifie pas ?
Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (art. L574-3 CMF) en cas de violation d'une mesure de gel ou de fourniture de services à une personne listée. Confiscation des avoirs et publication de la sanction sont possibles. La responsabilité incombe à l'entreprise, pas au client.
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