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Pour les agences de voyage et OTA

Réserver un séjour pour un client figurant sur une liste de sanctions de l'UE constitue une prestation de service interdite. La responsabilité incombe à l'agence de voyage, pas au voyageur.

Fonctionne hors ligne
Conforme RGPD
Listes UE / ONU / OFAC
Rapports auditables
Cadre juridique pour ce secteur
L'interdiction de fournir un service à une personne listée s'applique à votre activité, indépendamment de votre statut LCB-FT. Intermédiation, conseil, location, assurance — chacun de ces actes est un « service » au sens du règlement (UE) 269/2014.
Règl. (UE) 269/2014 · 833/2014 · CMF art. L562-1 · loi 2024-364
Obligation légale

Les agences de voyage doivent-elles réaliser un sanction screening ?

Oui. Quiconque vend des voyages à forfait, des réservations ou des prestations de conciergerie doit contrôler ses cocontractants par rapport aux listes de sanctions — qu'il soit ou non assujetti à la LCB-FT.

L'obligation ne découle pas du droit bancaire

L'idée reçue la plus fréquente est la suivante : « Les sanctions concernent les banques. » En réalité, le règlement (UE) n° 269/2014 interdit à toute entreprise active dans l'UE de mettre des fonds, des ressources économiques ou des services à disposition de personnes ou d'entités listées. La vente d'un voyage, d'un billet d'avion ou d'une prestation hôtelière constitue une « mise à disposition de service » au sens de ce règlement. Le statut d'assujetti au titre de la LCB-FT (Code monétaire et financier, art. L561-1 et s.) n'y change rien.

Où le risque apparaît dans le tourisme

Les points chauds sont les clients corporate et VIP, les réservations de groupe via des intermédiaires ainsi que les paiements émis par des sociétés étrangères. Une personne listée réserve rarement sous son propre nom — le voyage est passé par une société, une fondation ou un agent. Un simple screening nominatif ne suffit donc pas : lors d'un encaissement B2B, il faut impérativement identifier le bénéficiaire effectif du payeur.

Les sanctions sectorielles constituent un niveau distinct

Outre les listes de personnes et d'entités sanctionnées, les restrictions sectorielles du règlement (UE) n° 833/2014 s'appliquent — notamment pour les vols, certains services de luxe et certaines destinations. La location d'un yacht, un séjour premium ou un voyage vers une destination soumise à restrictions peut enfreindre le droit des sanctions même si le client n'apparaît sur aucune liste.

Ce que vous risquez en l'absence de contrôle

Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par le Code monétaire et financier (art. L574-3 CMF), dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose en outre aux États membres une répression pénale. Un screening documenté constitue dans le même temps la preuve de la diligence raisonnable.

Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).

Scénarios de risque

Voilà à quoi cela ressemble au quotidien.

SCÉNARIO 01

Réservation B2B avec carte d'entreprise

Un client corporate réserve un voyage pour son comité exécutif. Le paiement est effectué par la carte d'une SARL dont l'associé majoritaire figure à l'annexe I du règlement 269/2014. L'agence fournit la prestation — et en porte donc la responsabilité.

SCÉNARIO 02

Groupe via un intermédiaire

Un agent vend un forfait pour 40 personnes au profit d'une « fondation culturelle » dont la société mère est russe. Le contrôle du bénéficiaire effectif révèle le lien en quelques secondes.

Points chauds

Là où le risque est le plus élevé.

  • 01
    Clients corporate et VIP
  • 02
    Réservations de groupe via des intermédiaires
  • 03
    Paiements de sociétés étrangères
  • 04
    Prestations de conciergerie, charters, yachts
Workflow type

Quand exactement vérifier vos clients.

1
À la création de la réservation
Screening rapide par nom / SIREN du payeur
2
Avant l'encaissement B2B
Vérification du bénéficiaire effectif de la société
3
En continu pour les clients existants
Monitoring hebdomadaire des mises à jour de listes
Mini-cas

Agence « Bayern Travel SAS », 1 200 clients / an

Mise en place en 4 jours. Import du fichier clients depuis le système de réservation (CSV). Dès la première semaine, audit-trail complet pour les contrôles de la DGDDI (Douane) et de la DG Trésor. Forfait : Business — 5 900 € une fois.

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Les questions les plus fréquentes

D'abord la vérité, ensuite la technique.

Cela concerne-t-il vraiment mon secteur ?
Oui. L'interdiction de mettre des fonds ou des services à disposition de personnes listées (art. 2 du règl. (UE) 269/2014) s'applique à tous les opérateurs économiques — que votre secteur soit assujetti à la LCB-FT ou non. Pour le tourisme ou l'immobilier, la responsabilité pénale et administrative existe déjà aujourd'hui.
Que faire si le client refuse la vérification ?
La vérification s'effectue sur des données que vous avez déjà au contrat ou sur la facture (nom, raison sociale, SIREN, éventuellement date de naissance). Le consentement du client n'est pas requis — vous remplissez une obligation légale au sens de l'art. 6.1.c) du RGPD.
Que faire en cas de correspondance (match) ?
Le logiciel marque le résultat en rouge, génère un rapport motivé et déclenche le processus : suspension de la prestation, gel des fonds, déclaration sans délai à la DG Trésor. Rien n'est déclaré automatiquement — la décision revient à l'entreprise.
Les rapports sont-ils acceptés par la DG Trésor et la Douane ?
Le rapport contient horodatage, version des listes de référence, données opérateur et empreinte (hash) du fichier d'entrée — un format conforme aux attentes des autorités. Archivage local sur 5 ans (durée de conservation légale).
À quelle fréquence les listes sont-elles mises à jour ?
Chaque heure, et immédiatement après publication des modifications au Journal officiel de l'UE. L'application télécharge seule les fichiers de référence — elle ne transmet jamais aucune donnée client en sens inverse.
Cela s'intègre-t-il dans mon CRM ?
Oui. Business et Enterprise exposent une API REST et incluent des intégrations pour les CRM courants (Pipedrive, HubSpot, Salesforce, Bitrix). En Starter, vous utilisez un formulaire manuel.
Où mes données se trouvent-elles physiquement ?
Là où vous installez le logiciel — votre poste, votre serveur, votre réseau. Il n'existe pas de « cloud Sanqto » pour les données client. Conséquence : pas de contrat de sous-traitance, pas de transfert hors UE.
Quelle sanction si je ne vérifie pas ?
Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (art. L574-3 CMF) en cas de violation d'une mesure de gel ou de fourniture de services à une personne listée. Confiscation des avoirs et publication de la sanction sont possibles. La responsabilité incombe à l'entreprise, pas au client.
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