Nouveau client à structure étrangère
Le cabinet reprend une SARL à capitaux étrangers dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. Tenir sa comptabilité constitue une prestation interdite.
Tenir la comptabilité ou établir les déclarations pour une entreprise liée à une liste de sanctions constitue une prestation interdite. La responsabilité incombe au cabinet.
Oui. La tenue professionnelle des comptes et l'établissement des déclarations pour une entreprise listée constituent une prestation interdite — et le cabinet est par ailleurs assujetti à la LCB-FT.
Le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la fourniture de services au profit des personnes et entités listées ainsi que la mise à disposition de fonds et de ressources économiques. Tenue de comptabilité, déclarations fiscales et bulletins de paie en font pleinement partie. Les sanctions sectorielles — le règlement (UE) n° 833/2014 — restreignent par ailleurs spécifiquement la fourniture de services comptables et de conseil fiscal au profit d'entreprises russes.
Toute personne qui tient à titre professionnel les comptes de tiers, et les experts-comptables au sens des règles ordinales, sont assujettis à la LCB-FT (Code monétaire et financier, art. L561-1 et s.). Des obligations de vigilance pour identifier le client s'appliquent donc. L'obligation au titre des sanctions reste néanmoins un fondement distinct — le screening contre les listes de sanctions est nécessaire même sans statut d'assujetti à la LCB-FT.
Les cabinets reprennent souvent un client sur la base d'un extrait de registre du commerce et de données d'identification, sans regard profond sur la structure de propriété. Une SARL nouvellement prise en charge peut être contrôlée par un bénéficiaire effectif listé ; des liens naissent aussi via les associés et les cocontractants du client. Le contrôle doit porter sur l'entreprise suivie et sur les personnes qui la dirigent.
Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose une répression pénale. S'y ajoute la responsabilité personnelle de l'associé du cabinet et la perte de réputation auprès des autres clients.
Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).
Le cabinet reprend une SARL à capitaux étrangers dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. Tenir sa comptabilité constitue une prestation interdite.
Un client en portefeuille change d'associé — le nouveau bénéficiaire effectif figure sur une liste de sanctions. Sans nouveau contrôle, le cabinet continue à fournir des prestations à une entreprise listée.
Mise en place en 3 jours, import de la base clients depuis le logiciel comptable (CSV). Monitoring continu du portefeuille captant les changements d'associé et les nouvelles inscriptions. Forfait : Business — 5 900 € une fois.
Sans commercial, sans slides. Nous montrons l'installation et répondons à vos questions juridiques.