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Pour les opérateurs télécom

Activer un raccordement pour une entreprise liée à une liste de sanctions constitue une prestation interdite. L'obligation pèse sur l'opérateur indépendamment de son statut LCB-FT.

Fonctionne hors ligne
Conforme RGPD
Listes UE / ONU / OFAC
Rapports auditables
Cadre juridique pour ce secteur
L'interdiction de fournir un service à une personne listée s'applique à votre activité, indépendamment de votre statut LCB-FT. Intermédiation, conseil, location, assurance — chacun de ces actes est un « service » au sens du règlement (UE) 269/2014.
Règl. (UE) 269/2014 · 833/2014 · CMF art. L562-1 · loi 2024-364
Obligation légale

Les opérateurs télécom doivent-ils réaliser un sanction screening ?

Oui. L'activation d'un raccordement, la location d'infrastructure ou la revente en gros au profit d'une entreprise listée constituent une mise à disposition de service — et sont donc interdites.

La prestation télécom relève de l'interdiction

Le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la mise à disposition de fonds, de ressources économiques et de services au profit des personnes et entités listées par l'UE. Fournir des raccordements, du transport de données ou louer de l'infrastructure sont des services au sens de ce texte. L'obligation pèse sur l'opérateur indépendamment de tout statut d'assujetti à la LCB-FT — la simple fourniture d'une prestation à une entreprise listée suffit à constituer l'infraction.

Contrats B2B et clients entreprise

La fourniture de masse à des clients particuliers est peu risquée ; les contrats-cadres et B2B le sont considérablement davantage. Le client peut être une société dont le bénéficiaire effectif est listé. Le contrôle avant la signature d'un contrat entreprise doit porter sur le cocontractant et sur sa structure de propriété, en particulier en présence de capitaux étrangers.

Wholesale, location et infrastructure

Plus complexes encore : la revente en gros, le roaming et la location d'infrastructure — fibre noire ou emplacements en datacenter. L'opérateur peut fournir une prestation à un partenaire qui sert, en aval, un client final listé, ou louer une ressource à une société contrôlée par une personne listée. Sans contrôle de la chaîne contractuelle, le risque reste invisible.

Ce que vous risquez en l'absence de contrôle

Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose une répression pénale. Une partie des équipements et services télécom est par ailleurs soumise aux restrictions sectorielles du règlement (UE) n° 833/2014, créant un niveau d'obligation supplémentaire.

Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).

Scénarios de risque

Voilà à quoi cela ressemble au quotidien.

SCÉNARIO 01

Contrat-cadre B2B sur lignes spécialisées

L'opérateur conclut un contrat de lignes et de transport de données avec une société dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. La fourniture de la prestation constitue une mise à disposition de service.

SCÉNARIO 02

Location d'infrastructure et co-location

Louer de la fibre noire ou un emplacement en datacenter à une société contrôlée par une personne listée constitue la mise à disposition interdite d'une ressource économique.

Points chauds

Là où le risque est le plus élevé.

  • 01
    Contrats B2B et accords-cadres
  • 02
    Revente wholesale et roaming
  • 03
    Location d'infrastructure et co-location
  • 04
    Clients entreprise à capitaux étrangers
Workflow type

Quand exactement vérifier vos clients.

1
Avant la signature d'un contrat B2B
Screening du cocontractant et du bénéficiaire effectif
2
À l'activation d'une prestation wholesale
Contrôle du partenaire et du client final
3
En continu pour les clients existants
Monitoring hebdomadaire des mises à jour de listes
Mini-cas

Opérateur « NetLink SA », 1 800 clients B2B

Mise en place en 6 jours, import de la base clients depuis le système de facturation (CSV). Le monitoring 24/7 du portefeuille signale les nouvelles inscriptions à chaque renouvellement. Forfait : Enterprise — à partir de 15 000 € une fois.

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Les questions les plus fréquentes

D'abord la vérité, ensuite la technique.

Cela concerne-t-il vraiment mon secteur ?
Oui. L'interdiction de mettre des fonds ou des services à disposition de personnes listées (art. 2 du règl. (UE) 269/2014) s'applique à tous les opérateurs économiques — que votre secteur soit assujetti à la LCB-FT ou non. Pour le tourisme ou l'immobilier, la responsabilité pénale et administrative existe déjà aujourd'hui.
Que faire si le client refuse la vérification ?
La vérification s'effectue sur des données que vous avez déjà au contrat ou sur la facture (nom, raison sociale, SIREN, éventuellement date de naissance). Le consentement du client n'est pas requis — vous remplissez une obligation légale au sens de l'art. 6.1.c) du RGPD.
Que faire en cas de correspondance (match) ?
Le logiciel marque le résultat en rouge, génère un rapport motivé et déclenche le processus : suspension de la prestation, gel des fonds, déclaration sans délai à la DG Trésor. Rien n'est déclaré automatiquement — la décision revient à l'entreprise.
Les rapports sont-ils acceptés par la DG Trésor et la Douane ?
Le rapport contient horodatage, version des listes de référence, données opérateur et empreinte (hash) du fichier d'entrée — un format conforme aux attentes des autorités. Archivage local sur 5 ans (durée de conservation légale).
À quelle fréquence les listes sont-elles mises à jour ?
Chaque heure, et immédiatement après publication des modifications au Journal officiel de l'UE. L'application télécharge seule les fichiers de référence — elle ne transmet jamais aucune donnée client en sens inverse.
Cela s'intègre-t-il dans mon CRM ?
Oui. Business et Enterprise exposent une API REST et incluent des intégrations pour les CRM courants (Pipedrive, HubSpot, Salesforce, Bitrix). En Starter, vous utilisez un formulaire manuel.
Où mes données se trouvent-elles physiquement ?
Là où vous installez le logiciel — votre poste, votre serveur, votre réseau. Il n'existe pas de « cloud Sanqto » pour les données client. Conséquence : pas de contrat de sous-traitance, pas de transfert hors UE.
Quelle sanction si je ne vérifie pas ?
Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (art. L574-3 CMF) en cas de violation d'une mesure de gel ou de fourniture de services à une personne listée. Confiscation des avoirs et publication de la sanction sont possibles. La responsabilité incombe à l'entreprise, pas au client.
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