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Pour les entreprises de transport et de logistique

Transporter des marchandises pour le compte d'une entreprise liée à une liste de sanctions constitue une prestation interdite. La responsabilité pèse sur le transporteur et le commissionnaire — pas seulement sur le donneur d'ordre.

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Cadre juridique pour ce secteur
L'interdiction de fournir un service à une personne listée s'applique à votre activité, indépendamment de votre statut LCB-FT. Intermédiation, conseil, location, assurance — chacun de ces actes est un « service » au sens du règlement (UE) 269/2014.
Règl. (UE) 269/2014 · 833/2014 · CMF art. L562-1 · loi 2024-364
Obligation légale

Les entreprises de transport et de logistique doivent-elles réaliser un sanction screening ?

Oui. Le transport de marchandises et l'organisation d'expédition pour le compte d'une entreprise listée constituent une prestation interdite — la responsabilité incombe au transporteur et au commissionnaire, pas seulement au donneur d'ordre.

Le transport et la commission de transport relèvent de l'interdiction

Le règlement (UE) n° 269/2014 interdit la mise à disposition de fonds et de ressources économiques ainsi que la fourniture de services au profit des personnes et entités listées. Le transport de marchandises, l'organisation de l'acheminement et l'exécution logistique en font pleinement partie. L'obligation ne dépend pas du statut d'assujetti à la LCB-FT — elle découle directement du droit des sanctions et concerne tous les maillons de la chaîne : transporteurs, commissionnaires et prestataires logistiques.

Le risque se répartit sur toute la chaîne

En transport, il s'agit rarement d'un seul client. Une mission lie donneur d'ordre, expéditeur, destinataire, payeur et sous-traitants. Chacun peut être listé ou contrôlé par une entité listée — y compris via un bénéficiaire effectif dissimulé dans la structure. Le contrôle doit couvrir toutes les parties à la mission, pas seulement l'entreprise qui a signé le contrat.

Les sanctions visent aussi les routes et les marchandises

Au-delà de l'interdiction de relations d'affaires avec certaines personnes s'appliquent les sanctions sectorielles — le règlement (UE) n° 833/2014 restreint le commerce avec la Russie et la circulation de certaines catégories de marchandises, y compris les biens à double usage. Pour une société de transport, ce n'est pas seulement le cocontractant qui est risqué, mais aussi la relation elle-même : la route et la nature du fret. Le sanction screening résout la première partie de l'équation — déterminer si l'une des parties à la mission est listée.

Ce que vous risquez en l'absence de contrôle

Les violations du droit des sanctions de l'UE sont réprimées en France par l'art. L574-3 CMF, dans le cadre fixé par la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE) : 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende pour une personne physique, amende portée à ×5 pour une personne morale en vertu de l'art. 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales). La directive (UE) 2024/1226 impose en outre une répression pénale. S'y ajoute le risque réel d'immobilisation du fret et des véhicules et de temps d'attente facturés — sans oublier la responsabilité personnelle des dirigeants.

Ce contenu est purement informatif et ne constitue pas un conseil juridique. État du droit : mai 2026. Fondements : règlements (UE) 269/2014 et 833/2014, Code monétaire et financier (CMF) art. L562-1 et s., loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 (DDADUE).

Scénarios de risque

Voilà à quoi cela ressemble au quotidien.

SCÉNARIO 01

Mission de transport pour une société écran

Un commissionnaire prend en charge des missions régulières d'une société de logistique dont le bénéficiaire effectif figure à l'annexe I du règlement 269/2014. Organiser le transport pour elle constitue une prestation interdite.

SCÉNARIO 02

Sous-traitance du transport à un autre prestataire

Le commissionnaire confie le transport à un transporteur non contrôlé. Ce sous-traitant ou son propriétaire est listé — le paiement à son profit constitue la mise à disposition de fonds au profit d'une entreprise listée.

Points chauds

Là où le risque est le plus élevé.

  • 01
    Transport international, en particulier Europe de l'Est
  • 02
    Commission de transport au profit de sociétés écrans
  • 03
    Sous-traitants et transporteurs non contrôlés
  • 04
    Bénéficiaires effectifs de cocontractants étrangers
Workflow type

Quand exactement vérifier vos clients.

1
À l'acceptation de la mission
Screening du donneur d'ordre, de l'expéditeur et du destinataire
2
Avant l'attribution à un sous-traitant
Contrôle du sous-traitant et de son propriétaire
3
En continu pour les clients réguliers
Monitoring du portefeuille face aux mises à jour de listes
Mini-cas

Commissionnaire « TransEuro SAS », 2 600 missions / an

Mise en place en 5 jours, import des données cocontractants depuis le TMS (CSV). Monitoring 24/7 du portefeuille captant les mises à jour de listes entre deux missions. Forfait : Business — 5 900 € une fois.

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Les questions les plus fréquentes

D'abord la vérité, ensuite la technique.

Cela concerne-t-il vraiment mon secteur ?
Oui. L'interdiction de mettre des fonds ou des services à disposition de personnes listées (art. 2 du règl. (UE) 269/2014) s'applique à tous les opérateurs économiques — que votre secteur soit assujetti à la LCB-FT ou non. Pour le tourisme ou l'immobilier, la responsabilité pénale et administrative existe déjà aujourd'hui.
Que faire si le client refuse la vérification ?
La vérification s'effectue sur des données que vous avez déjà au contrat ou sur la facture (nom, raison sociale, SIREN, éventuellement date de naissance). Le consentement du client n'est pas requis — vous remplissez une obligation légale au sens de l'art. 6.1.c) du RGPD.
Que faire en cas de correspondance (match) ?
Le logiciel marque le résultat en rouge, génère un rapport motivé et déclenche le processus : suspension de la prestation, gel des fonds, déclaration sans délai à la DG Trésor. Rien n'est déclaré automatiquement — la décision revient à l'entreprise.
Les rapports sont-ils acceptés par la DG Trésor et la Douane ?
Le rapport contient horodatage, version des listes de référence, données opérateur et empreinte (hash) du fichier d'entrée — un format conforme aux attentes des autorités. Archivage local sur 5 ans (durée de conservation légale).
À quelle fréquence les listes sont-elles mises à jour ?
Chaque heure, et immédiatement après publication des modifications au Journal officiel de l'UE. L'application télécharge seule les fichiers de référence — elle ne transmet jamais aucune donnée client en sens inverse.
Cela s'intègre-t-il dans mon CRM ?
Oui. Business et Enterprise exposent une API REST et incluent des intégrations pour les CRM courants (Pipedrive, HubSpot, Salesforce, Bitrix). En Starter, vous utilisez un formulaire manuel.
Où mes données se trouvent-elles physiquement ?
Là où vous installez le logiciel — votre poste, votre serveur, votre réseau. Il n'existe pas de « cloud Sanqto » pour les données client. Conséquence : pas de contrat de sous-traitance, pas de transfert hors UE.
Quelle sanction si je ne vérifie pas ?
Jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 750 000 € d'amende (art. L574-3 CMF) en cas de violation d'une mesure de gel ou de fourniture de services à une personne listée. Confiscation des avoirs et publication de la sanction sont possibles. La responsabilité incombe à l'entreprise, pas au client.
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