Listes de sanctions UE, ONU, OFAC et UK — guide pour les entreprises
Listes de sanctions UE, ONU, OFAC et OFSI — laquelle une entreprise française non financière doit-elle vérifier, comment les lire et où récupérer les mises à jour.

Si vous exploitez en France une entreprise ordinaire — pas une banque, pas un bureau de change, pas un cabinet d’avocats — vous avez tout de même l’obligation de vérifier vos clients et partenaires commerciaux sur les listes de sanctions de l’UE. Cette obligation découle directement des règlements européens, qui s’appliquent immédiatement, sans transposition par le Parlement français.1 La conformité au niveau national est encadrée par le Code monétaire et financier (art. L574-3) et le Code pénal. La plupart des PME ne le savent toujours pas.
Cet article répond à une question simple : quelles listes exactement s’appliquent à votre entreprise et en quoi elles diffèrent les unes des autres.
TL;DR
- Liste de l’UE (règlements 269/2014 et 833/2014 + annexes des paquets successifs) — s’applique à tout sujet de droit dans l’UE.23 C’est votre socle.
- Liste de l’ONU (UN Security Council Consolidated List) — indirectement, car l’UE met en œuvre les sanctions de l’ONU par ses propres règlements.4 En pratique, la liste de l’UE suffit.
- Liste OFAC SDN (États-Unis) — formellement, elle ne lie pas une entreprise française, mais elle l’affecte dès qu’il y a règlement en dollars, correspondance avec des banques américaines ou contrats comportant une clause de sanctions.5
- Registre national des gels (DG Trésor) — en France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome : la DG Trésor tient un registre des gels d’avoirs qui reflète les mesures de l’UE.6
- Liste UK (OFSI / HM Treasury) — pertinente si vous avez une succursale, des clients ou des paiements au Royaume-Uni.7
D’où vient cette obligation
Les sanctions économiques de l’UE agissent dans l’ordre juridique français autrement que la plupart des réglementations. Les règlements de l’UE (269/2014, 833/2014, 765/2006 et les paquets successifs) n’exigent pas de loi de transposition. Ils s’appliquent directement dès leur publication au Journal officiel de l’Union européenne.1 Ils concernent toute personne physique et morale dans l’UE — indépendamment du secteur, de la taille et du fait que quelqu’un en ait jamais entendu parler.
Deux articles clés du règlement 269/2014 :
- L’interdiction de mettre des fonds à disposition des personnes et entités de l’annexe I (interdiction de leur vendre, louer, prêter, transférer — quoi que ce soit).
- L’obligation de geler les fonds, si de telles personnes sont déjà votre client ou détiennent chez vous de l’argent, des marchandises, un dépôt, une facture impayée.2
Ces deux obligations exigent à elles seules que vous sachiez qui figure sur la liste. Et pour le savoir, vous devez vérifier. D’où l’ensemble du sanction screening.
En France, à la différence de la Pologne ou du Royaume-Uni, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome. La mise en œuvre s’appuie entièrement sur le droit européen, dont la répression au niveau national repose sur le Code monétaire et financier (CMF, art. L574-3) et le Code pénal. Quant à la directive (UE) 2024/1226 sur la criminalisation des violations de sanctions, la France ne l’a pas encore transposée (délai dépassé le 20 mai 2025, mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544).8 La Direction générale du Trésor (DG Trésor) tient quant à elle un registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel.6
Liste de l’UE — votre socle incontournable
La liste de l’UE n’est pas un fichier unique. C’est un ensemble d’annexes à différents règlements, plus une base consolidée que la Commission européenne met à disposition au format CSV/XML.
Les deux règlements principaux à connaître
Le règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 porte sur les mesures restrictives à l’encontre des personnes et entités responsables d’actions compromettant l’intégrité de l’Ukraine. C’est le règlement « centré sur les personnes » — son annexe I contient la liste des noms et des entreprises dont les avoirs sont gelés.2
Le règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 porte sur les sanctions sectorielles à l’encontre de la Russie — exportations, importations, services, financement. Ici, il ne s’agit pas de listes de personnes, mais de branches et de produits.3 Les sanctions sectorielles sont souvent plus difficiles à respecter que les listes nominatives, car elles exigent de vérifier quoi vous vendez, et pas seulement à qui.
Pour la Biélorussie, le règlement analogue est le 765/2006.9 Pour l’Iran — le 267/2012. Pour la Corée du Nord — le 2017/1509. Et ainsi de suite. La liste des pays soumis à un régime de sanctions de l’UE comptait plus de 30 entrées en 2026.
La liste consolidée de l’UE — où la télécharger
La Commission européenne tient les EU Financial Sanctions Files (FSF) — un fichier unique réunissant l’ensemble des régimes de sanctions et de toutes les annexes. C’est une source unique pour l’ensemble de l’UE.10
Adresse : https://webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf
Format : XML (complet) et CSV (simplifié). Fréquence de mise à jour : à chaque publication d’un nouveau paquet ou d’une modification d’inscription au Journal officiel de l’Union européenne. En pratique — plusieurs fois par mois.
Une seconde bonne source est l’EU Sanctions Map (https://www.sanctionsmap.eu/) — une carte interactive où vous cliquez sur un pays et voyez les régimes qui le concernent.11 Utile pour apprendre, faible pour l’automatisation.
Ce que contient le fichier consolidé
Chaque entrée comporte :
- le nom (ainsi que les alias, translittérations, anciens patronymes),
- la date de naissance, le lieu de naissance, la nationalité (pour les personnes),
- le numéro d’enregistrement, l’adresse (pour les entités),
- le numéro de passeport (s’il est connu),
- la base légale — quelle annexe, quel paquet, quel régime,
- la date d’ajout.
Disposer d’un nom ne suffit pas pour produire une correspondance. Le sanction screening, ce n’est pas un ctrl+F sur un prénom. Vous devez tenir compte des alias, des translittérations (Poutine / Putin / Putyn), des variantes orthographiques, des dates de naissance. D’où les outils à correspondance approximative (fuzzy matching) et à résultat en trois états plutôt qu’un simple OUI/NON — nous y reviendrons à propos de la procédure de mise en œuvre.
Liste de l’ONU — formellement importante, en pratique déjà dans l’UE
La UN Security Council Consolidated List est la liste des personnes et entités soumises aux sanctions imposées par les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.4 Régimes : EIIL/Al-Qaïda, Taliban, Iran (pré-JCPOA), Corée du Nord, Libye, Soudan, Somalie et quelques autres.
Adresse : https://www.un.org/securitycouncil/content/un-sc-consolidated-list
Dans l’UE s’applique un principe : chaque sanction de l’ONU, lorsqu’elle est adoptée par le Conseil de sécurité, est transposée dans le droit de l’Union par un règlement distinct.1 Autrement dit, si l’ONU ajoute quelqu’un à la liste des Taliban, l’UE adopte en quelques semaines un règlement de mise en œuvre. À partir de ce moment, cette personne figure aussi sur la liste de l’UE.
Conclusion pratique : si vous vérifiez la liste consolidée de l’UE, la liste de l’ONU s’y trouve déjà. Vérifier l’ONU séparément n’est nécessaire que lorsque vous opérez dans l’intervalle entre une résolution de l’ONU et sa transposition par l’UE — ce qui est très rare et concerne surtout les banques et les entreprises de logistique travaillant sur un marché en temps réel. La plupart des PME peuvent considérer la liste de l’ONU comme une partie de la liste de l’UE.
Liste OFAC SDN — américaine, mais attention à l’extraterritorialité
L’OFAC est l’Office of Foreign Assets Control rattaché au Département du Trésor des États-Unis. Il tient la liste SDN (Specially Designated Nationals and Blocked Persons), qui compte des dizaines de milliers d’entrées et est mise à jour presque quotidiennement.5
Adresse : https://ofac.treasury.gov/specially-designated-nationals-and-blocked-persons-list-sdn-human-readable-lists. Moteur de recherche : https://sanctionssearch.ofac.treas.gov/.
Quand elle s’applique à une entreprise française
Formellement ? Une entreprise française n’est pas tenue de se conformer à la liste SDN américaine, car il s’agit du droit des États-Unis. En pratique ? Elle doit s’y conformer dans quatre situations :
- Vous réglez en dollars. Toute transaction en USD passe par une banque correspondante aux États-Unis. Si l’autre partie figure sur la liste SDN, la banque bloquera le virement, quoi que vous en pensiez.
- Vous avez des clients / fournisseurs américains. Le partenaire américain exigera que vous soyez « nettoyé » selon ses propres standards de conformité — c’est-à-dire selon l’OFAC.
- Vous avez un contrat comportant une clause de sanctions. Dans les contrats internationaux, la clause « compliance with applicable sanctions, including OFAC » est un standard. La violer = une violation du contrat, pas seulement du droit.
- Votre activité présente un « US nexus » — par ex. vous utilisez un logiciel américain, vous avez des clients titulaires d’une carte verte, vous livrez quelque chose sur le territoire des États-Unis. L’OFAC peut alors considérer que vous relevez de la juridiction américaine.
Pour une entreprise qui opère exclusivement en France, sans USD, sans clients américains, sans logiciel américain — formellement, l’OFAC ne s’applique pas. Mais ces entreprises sont moins nombreuses que vous ne le pensez. Analysez toujours votre chaîne d’approvisionnement et vos paiements avant de dire « ça ne nous concerne pas ».
Les sanctions secondaires de l’OFAC
Catégorie à part : les secondary sanctions. C’est l’outil par lequel les États-Unis peuvent punir une entreprise hors des États-Unis pour sa coopération avec une entité de la liste SDN — même si cette entreprise n’a aucun point d’ancrage aux États-Unis. La sanction : coupure du système du dollar et inscription de cette même entreprise sur la liste SDN. C’est la fin du commerce international. Appliquées principalement à l’encontre de l’Iran et de certaines entités russes.
Le registre national des gels (DG Trésor) — la spécificité française
Contrairement à la Pologne (liste du MSWiA) ou au Royaume-Uni (liste OFSI), la France ne dispose pas d’une liste de sanctions nationale autonome qui désignerait des cibles différentes de celles de l’UE.6 La mise en œuvre repose entièrement sur le droit européen. C’est la DG Trésor (Direction générale du Trésor, au sein du ministère de l’Économie et des Finances) qui assure le rôle d’autorité nationale de gel des avoirs.
La DG Trésor publie un registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, qui reflète l’annexe I de l’UE ainsi que les rares désignations nationales prises par arrêté ministériel au titre du dispositif de gel administratif (art. L562-1 et s. du CMF).6
Adresse du registre : https://gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr/
Le registre est public et reflète les mesures de l’UE en temps quasi réel. Les références juridiquement de référence restent toutefois la liste consolidée de l’UE (DG FISMA) et EUR-Lex.
Les autorités d’exécution en France
L’application des mesures restrictives est répartie entre plusieurs autorités :12
- la DG Trésor — gel des avoirs et politique des sanctions financières,
- la DGDDI (Direction générale des douanes et droits indirects) — embargos commerciaux, importations et exportations,
- Tracfin — cellule de renseignement financier, traitement des déclarations de soupçon des assujettis LCB-FT,
- l’ACPR — pour les acteurs sous son contrôle (banques, assurances).
Sanctions pénales en France
Contrairement à une simple amende administrative, la violation des mesures restrictives de l’UE est, en France, une infraction pénale. L’article L574-3 du Code monétaire et financier prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour une personne physique ; pour une personne morale, l’amende est multipliée par cinq (art. 131-38 du Code pénal), soit jusqu’à 3 750 000 €, et s’accompagne d’une responsabilité pénale de la personne morale (art. 121-2 du Code pénal).13 Les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines.
Liste UK (OFSI / HMT) — quand elle a de l’importance
Le Brexit a détaché le régime de sanctions britannique de celui de l’UE. Le Royaume-Uni tient sa propre liste via l’OFSI (Office of Financial Sanctions Implementation), rattaché au HM Treasury. Elle est volumineuse et diverge souvent de la liste de l’UE — le Royaume-Uni inscrit des oligarques russes que l’UE a omis, et inversement.7
Adresse : https://www.gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets
Pour une entreprise française, la liste UK a de l’importance si :
- vous avez une succursale, une filiale ou des clients au Royaume-Uni,
- vous réglez en livres sterling (GBP),
- vous avez des contrats comportant une clause de sanctions britannique.
Si vous n’avez aucun lien avec le Royaume-Uni — passez. Il n’est pas utile de vérifier toutes les listes du monde si vous n’avez aucun point de contact.
Tableau comparatif
| Liste | Qui est concerné | Portée | Mise à jour | Source de données |
|---|---|---|---|---|
| UE (269/2014, 833/2014, 765/2006 et dérivés) | Toute entreprise dans l’UE — sans exception | Mondiale, plusieurs régimes (Russie, Biélorussie, Iran, RPDC, etc.) | Plusieurs fois par mois, après chaque paquet | EU Financial Sanctions Files (CSV/XML) |
| ONU | Indirectement — via la transposition par l’UE | Mondiale, plus étroite que l’UE | Après chaque résolution du CS de l’ONU | un.org/securitycouncil |
| OFAC SDN (États-Unis) | Formellement les entreprises à US nexus ; en pratique tous en USD | Mondiale, très large | Presque quotidienne | ofac.treasury.gov |
| DG Trésor — registre des gels (FR) | Toute entreprise en France (reflète les mesures de l’UE) | Mesures UE + rares désignations nationales | Quasi temps réel | gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr |
| OFSI / HMT (UK) | Entreprises à UK nexus, clients/succursales au UK | Mondiale, régime propre | Hebdomadaire | gov.uk/government/publications |
En pratique, pour la plupart des PME françaises, la configuration minimale est UE + registre des gels de la DG Trésor (qui reflète l’UE). Si vous réglez en USD ou avez un partenaire américain — ajoutez l’OFAC. Si vous avez le moindre lien avec le Royaume-Uni — ajoutez l’OFSI. L’ONU est déjà incluse dans l’UE, pas besoin de la vérifier séparément.
Que faire concrètement dans votre entreprise
- Désignez un responsable. Ce n’est pas nécessairement un juriste. Dans les PME, cela revient le plus souvent au responsable conformité, au directeur financier ou au dirigeant. L’important est que l’on sache qui.
- Déterminez votre périmètre de listes. UE et registre de la DG Trésor — toujours. OFAC — en cas d’USD ou de US nexus. OFSI — en cas de UK nexus. Les autres — uniquement après analyse.
- Choisissez votre source de données. Soit vous téléchargez manuellement depuis les sources officielles (chronophage, risque d’erreur humaine), soit vous utilisez un outil qui le fait automatiquement. Nous déconseillons Excel comme base — nous en avons parlé dans un article séparé.
- Fixez une fréquence de vérification. Minimum : à chaque nouveau client, à chaque nouvelle transaction significative. En standard : revue complète de la base clients une fois par mois. Mise à jour des listes elles-mêmes — au minimum une fois par semaine.
- Consignez chaque vérification. Absence de documentation = absence de preuve que vous avez fait preuve de diligence. Un contrôle viendra vous demander « quand avez-vous vérifié M. Ivanov pour la dernière fois » — vous devez avoir la date, l’heure, le résultat.
- Établissez une procédure de gestion des correspondances. Que faites-vous lorsque vous obtenez un POSSIBLE / MATCH ? Qui alertez-vous ? Quand gelez-vous ? Rédigez la procédure une fois, utilisez-la maintes fois.
- Tenez-vous à jour sur le plan juridique. L’UE adopte des paquets. La directive (UE) 2024/1226 sur la criminalisation des violations de sanctions, dont la transposition en France est en cours (projet de loi n° 2544),8 modifiera les règles. Quelqu’un dans l’entreprise doit lire le Journal officiel de l’Union européenne — ou s’abonner à une newsletter qui le fait à sa place.
Dans un article séparé, nous détaillons la procédure de sanction screening étape par étape — y compris un modèle de politique de sanctions et un modèle de registre des correspondances.
Ce que vous risquez si vous ne le faites pas
Trois niveaux de risque, par ordre croissant.
Premièrement, la sanction pénale. En France, la violation des mesures restrictives de l’UE est une infraction pénale. L’article L574-3 du CMF prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour une personne physique ; pour une personne morale, l’amende est multipliée par cinq (art. 131-38 du Code pénal), soit jusqu’à 3 750 000 €.13 Contrairement à un système purement administratif, la responsabilité pénale peut viser personnellement les dirigeants (art. 121-2 du Code pénal).
Deuxièmement, le renforcement par la directive (UE) 2024/1226. Cette directive oblige les États membres à criminaliser les violations de sanctions et fixe des seuils minimaux harmonisés (peines d’au moins 5 ans pour les violations graves, amendes pour personnes morales pouvant atteindre 5 % du chiffre d’affaires mondial ou 40 millions d’euros).14 En France, la transposition n’est pas encore intervenue (délai dépassé le 20 mai 2025, mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544) ; les violations sont toutefois déjà réprimées par l’art. L574-3 du CMF.8 La violation des sanctions n’est donc pas une simple affaire administrative — c’est une affaire pénale.
Troisièmement, le risque économique. La banque gèle votre compte le temps des vérifications, le partenaire américain rompt le contrat, le client institutionnel français vous exclut d’un marché public, l’assureur refuse d’émettre une police. Cela arrive plus vite que toute sanction administrative et fait souvent plus mal.
Dans un article séparé, nous détaillons les sanctions et les affaires prononcées dans l’UE en 2024–2026.
Comment Sanqto peut aider
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Bases légales
- Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 — CELEX 32014R0269
- Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 — CELEX 32014R0833
- Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 (Biélorussie) — CELEX 32006R0765
- Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 — CELEX 32024L1226
- Code monétaire et financier — art. L562-1 et s. (gel des avoirs), L574-3 (sanctions pénales) ; Code pénal — art. 131-38 — legifrance.gouv.fr
- Registre national des gels d’avoirs (DG Trésor) — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr
- EU Financial Sanctions Files — webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf
- OFAC SDN List — ofac.treasury.gov
- UN Security Council Consolidated List — un.org/securitycouncil
- UK OFSI Consolidated List of Financial Sanctions Targets (HM Treasury) — gov.uk
Notes de bas de page
Information, pas de conseil juridique. Cet article est fourni uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. L’analyse juridique d’une situation individuelle doit être effectuée avec un avocat compétent en droit des sanctions internationales et en droit du commerce extérieur. État du droit : 17 mai 2026.
Un règlement de l’UE est directement applicable dans chaque État membre et n’a pas besoin d’être transposé. Source : EUR-Lex — eur-lex.europa.eu/EN/legal-content/summary/regulation-eu-legal-act.html. Citation : « A regulation is binding in its entirety and directly applicable in all Member States. » Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine, art. 2 §§ 1-2 : « Sont gelés tous les fonds et ressources économiques appartenant à toute personne physique […] énumérée à l’annexe I ou détenus ou contrôlés par elles. » — CELEX 32014R0269, eur-lex.europa.eu, état au 17.05.2026 ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine. Source : DG FISMA — finance.ec.europa.eu ; EUR-Lex — CELEX 32014R0833. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
UN Security Council Consolidated List — liste des personnes et organisations soumises aux mesures du Conseil de sécurité des Nations unies, administrée par les comités des sanctions. URL : un.org/securitycouncil/content/un-sc-consolidated-list. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
OFAC Specially Designated Nationals and Blocked Persons List (SDN List) — U.S. Department of the Treasury, Office of Foreign Assets Control. Page officielle de la liste et du moteur Sanctions List Search : ofac.treasury.gov/specially-designated-nationals-and-blocked-persons-list-sdn-human-readable-lists. Moteur : sanctionssearch.ofac.treas.gov. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome — les mesures applicables proviennent des règlements de l’UE (269/2014, 833/2014), de la liste consolidée de l’ONU et, pour les points de contact américains, de la liste OFAC SDN ; la DG Trésor tient cependant le registre national des gels d’avoirs, qui reflète l’annexe I de l’UE. — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr, état au 17.05.2026 ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
UK OFSI Consolidated List of Financial Sanctions Targets — HM Treasury. URL : gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
Les règlements (UE) 765/2006, 269/2014 et 833/2014 sont directement applicables et n’ont pas besoin d’être transposés ; le cadre national de répression repose sur le CMF (art. L574-3) et le Code pénal. La transposition de la directive 2024/1226 n’est pas encore intervenue (délai dépassé le 20 mai 2025, mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025) — en cours via le projet de loi n° 2544. — assemblee-nationale.fr, état au 17.05.2026 ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie. EUR-Lex — CELEX 32006R0765. Statut : verified. ↩︎
EU Financial Sanctions Database (FSD), tenue par la DG FISMA, Commission européenne. Hub : finance.ec.europa.eu/eu-and-world/sanctions-restrictive-measures_en ; endpoint FSD : webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf. Statut : verified. ↩︎
EU Sanctions Map — outil interactif de présentation des paquets et des cibles de sanctions de l’UE. URL : sanctionsmap.eu. Statut : verified. ↩︎
CMF et LCB-FT — supervision de l’application des mesures restrictives : DG Trésor pour le gel des avoirs, DGDDI pour les embargos commerciaux, Tracfin pour les déclarations de soupçon des assujettis LCB-FT, ACPR pour les acteurs sous son contrôle (banques, assurances). — DG Trésor ↩︎
Art. L574-3 du CMF (5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende) et art. 121-2, 131-38 du Code pénal (responsabilité pénale des personnes morales, amende ×5 = 3 750 000 €) — responsabilité pénale pour violation des interdictions des règlements de l’UE 269/2014 et 833/2014. — Code monétaire et financier — art. L574-3, art. 131-38 Code pénal, état au 17.05.2026 ↩︎ ↩︎
Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions applicables en cas de violation des mesures restrictives de l’Union (délai de transposition : 20 mai 2025) ; art. 5 (peines d’au moins 5 ans pour les violations graves) et art. 7 § 2 (amendes pour personnes morales jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires annuel mondial ou 40 000 000 €). — EUR-Lex CELEX 32024L1226, état au 17.05.2026 ↩︎