Qu'est-ce qu'une liste de sanctions et pourquoi votre entreprise est concernée ?
Une liste de sanctions, ce n'est pas qu'une affaire de banques. Découvrez ce que c'est, qui la tient et pourquoi votre entreprise non financière doit aussi la connaître.

Une liste de sanctions est un répertoire officiel des personnes physiques, entreprises, organisations, navires et aéronefs visés par des mesures restrictives — adoptées par l’UE, l’ONU ou des autorités nationales — et, en France, elle concerne votre entreprise quel que soit votre secteur, et pas seulement les banques. Le règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil1 et les règlements de sanctions de l’UE s’appliquent directement à toute personne morale et physique exerçant une activité sur le territoire français, sans transposition par le Parlement.2 Dans cet article, vous découvrirez : ce qu’est une liste de sanctions, lesquelles des cinq principales listes concernent votre entreprise, comment vérifier un partenaire commercial et ce que vous risquez si vous négligez cette obligation.
État du droit : 2026-05-20.
TL;DR — l’essentiel en 60 secondes
- Ce qu’est une liste de sanctions — un répertoire des personnes, entités, navires et aéronefs visés par un gel des avoirs et des interdictions de transaction, tenu par les autorités de l’UE, de l’ONU, des États-Unis, du Royaume-Uni et — en France — par la DG Trésor (registre national des gels d’avoirs).
- Cinq principales listes — la liste de l’UE (Consolidated List / FSD), l’ONU, l’OFAC (États-Unis), l’OFSI (Royaume-Uni) et le registre national des gels d’avoirs de la DG Trésor.
- Ce qui s’impose directement à une entreprise française — la liste de l’UE (règl. n° 269/20141, n° 833/20143) et, en France, le registre national des gels tenu par la DG Trésor4, qui reflète les mesures de l’UE.
- Qui doit vérifier — toute entreprise de l’UE est destinataire du règlement ; les règlements de l’UE sont directement applicables sans transposition.5
- Effet d’une inscription — gel des avoirs + interdiction de mise à disposition de fonds + interdiction de conclure des transactions.
- Sanction en cas de manquement en France — 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende (art. L574-3 du CMF), portée à 3 750 000 € pour les personnes morales (art. 131-38 du Code pénal).6
- Où chercher — la Consolidated List de la DG FISMA7 sur webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf, l’EU Sanctions Map8 sur sanctionsmap.eu, le registre des gels4 sur gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr.
Qu’est-ce qu’une liste de sanctions — la définition en clair
Une liste de sanctions — aussi appelée registre des sanctions, liste des mesures restrictives ou, en anglais, consolidated list ou SDN list — est un registre structuré contenant une entrée précise pour chaque personne ou entité visée. Chaque entrée comprend le nom de famille ou la raison sociale, les alias et anciennes dénominations, la date et le lieu de naissance (pour les personnes physiques), des identifiants tels qu’un numéro de passeport ou un numéro d’immatriculation national de l’entreprise, la fonction ou les liens (par exemple « dirigeant d’une filiale »), les motifs de l’inscription ainsi que la date d’inscription et l’autorité qui a procédé à l’inscription.
Remarque importante : les « mesures restrictives » (restrictive measures) sont l’appellation officielle en droit de l’UE, et il faut les distinguer des sanctions pénales, fiscales, disciplinaires ou sportives. Lorsque les médias évoquent une « sanction fiscale » ou une « sanction disciplinaire pour un agent public », il s’agit d’un tout autre contexte. Le présent article porte exclusivement sur les sanctions économiques et sur les listes tenues par les autorités de l’UE, de l’ONU et leurs équivalents nationaux.
Pourquoi cela compte-t-il pour votre entreprise ? Parce que conclure un contrat, accepter un paiement ou fournir un service à une personne ou à une entité figurant sur la liste est interdit de plein droit — que vous en ayez eu connaissance ou non. Ce n’est pas une question de bonne volonté, mais de dispositions de l’UE d’application impérative.5
Cinq listes de sanctions que vous devez connaître
Il n’existe pas de liste de sanctions mondiale unique. Plusieurs répertoires parallèles coexistent, tenus par différentes autorités, avec une portée géographique variable et une force obligatoire différente pour les entreprises françaises. Le tableau ci-dessous classe les plus importants.
| Liste | Autorité responsable | Base juridique | S’impose aux entreprises en France ? | Où chercher | Fréquence de mise à jour |
|---|---|---|---|---|---|
| UE — Consolidated List / FSD | Conseil de l’UE (adopte), DG FISMA (publie)9 | Règl. 269/20141, 833/20143, 765/200610 et autres | OUI — directement5 | webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf | Très fréquente — après chaque mise à jour de paquet |
| ONU — Consolidated List | Comités des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU11 | Charte des NU + résolutions du CS | OUI — par mise en œuvre par l’UE | un.org/securitycouncil | Toutes les quelques semaines |
| OFAC — SDN List (États-Unis) | U.S. Department of the Treasury / OFAC12 | Divers executive orders américains | Indirectement — en cas de point de contact USD/USA | ofac.treasury.gov | Fréquente |
| UK OFSI — Consolidated List | HM Treasury / OFSI13 | Sanctions and Anti-Money Laundering Act 2018 | Indirectement — en cas de partenaire britannique | gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets | Fréquente |
| Registre national des gels (France) | Direction générale du Trésor (DG Trésor)4 | CMF (art. L562-1 et s.)14 | OUI — directement | gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr | Après chaque mesure de gel |
Vous trouverez plus de détails sur la spécificité de chacune de ces listes dans les sections suivantes. Si une comparaison détaillée de la liste de l’UE, de l’ONU, de l’OFAC et des listes nationales vous intéresse — lisez le panorama des principales listes de sanctions.
La liste de sanctions de l’UE — le règlement n° 269/2014 et ses dérivés
Qu’est-ce que la liste de sanctions de l’UE
La liste de sanctions de l’UE, c’est avant tout l’annexe I du règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine.1 Ce règlement vise les personnes physiques et les entités frappées d’un gel des avoirs en lien avec l’agression russe. Il est complété par le règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 20143, qui introduit des interdictions sectorielles — des restrictions au commerce de biens et de services qui ne se rattachent pas à des personnes nommées, mais à des catégories entières (par exemple l’interdiction d’exporter des technologies militaires ou l’interdiction d’importer du pétrole brut).
Pour la Biélorussie, le règlement (UE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 200610 s’applique de façon analogue. Il existe par ailleurs de nombreux régimes géographiques de sanctions visant l’Iran, la Syrie, la Corée du Nord, le Mali, le Myanmar et d’autres — chacun avec son propre règlement et sa propre liste d’entités. Toutes ces listes sont disponibles en un seul endroit : la base de données consolidée tenue par la DG FISMA (la direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux de la Commission européenne).9
Pour en savoir plus sur la manière dont chaque paquet de sanctions de l’UE contre la Russie a modifié le périmètre de la liste, lisez l’article les paquets de sanctions de l’UE contre la Russie.
À quoi ressemble une entrée type
Chaque entrée de la liste de l’UE comprend : le nom et le prénom ou la raison sociale complète, tous les alias et anciennes dénominations connus (un point particulièrement important pour la translittération du cyrillique — une même personne peut figurer sous « Ivanov », « Iwanow » et « Ivanoff »), la date et le lieu de naissance (pour les personnes physiques), les identifiants disponibles (numéro de passeport, équivalent du numéro d’identification dans le pays d’enregistrement), la fonction ou les liens organisationnels, les motifs de l’inscription ainsi que la date d’inscription sur la liste.
À quelle fréquence est-elle mise à jour
La liste de sanctions de l’UE est mise à jour très fréquemment — en pratique après chaque paquet de sanctions, et ceux-ci sont adoptés plusieurs fois par an, parfois plusieurs fois dans le mois.15 En dehors des paquets complets, des ajouts ou retraits ponctuels d’entrées interviennent. Pour cette raison, on ne peut pas télécharger la liste une fois et l’utiliser pendant un an — elle exige une mise à jour continue.
Comme point d’entrée pour le non-spécialiste, nous recommandons l’outil EU Sanctions Map8 disponible à l’adresse sanctionsmap.eu. Il permet de parcourir les paquets de sanctions par pays, par secteur et par date. Pour une intégration automatique (XML/JSON), la base FSD est accessible à l’adresse webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf.7
La liste de sanctions française — la DG Trésor
Base juridique
En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome distincte de la liste de l’UE : les règlements de l’UE sont directement applicables et la Direction générale du Trésor (DG Trésor) tient un registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, qui reflète les mesures de l’UE et les mesures nationales prononcées par arrêté ministériel.4 Ce registre constitue, en pratique, la « liste de sanctions française » que les entreprises doivent consulter.
Le cadre national repose sur le Code monétaire et financier (CMF) — articles L562-1 et suivants pour le gel des avoirs, art. L574-3 pour les sanctions pénales — et le Code pénal, qui assurent la répression en France des règlements (UE) 765/2006, 269/2014 et 833/2014, directement applicables.14 Les décisions de gel relèvent d’arrêtés conjoints des ministres chargés de l’économie et de l’intérieur.
Qui décide d’un gel
En France, les mesures de gel national sont prononcées par arrêté ministériel, sur proposition des services compétents (notamment la DG Trésor et les services de renseignement financier). Ce dispositif permet de viser des personnes ou entités liées à la France ou y exerçant une activité, en complément des inscriptions décidées au niveau de l’UE.
Ce que signifie une inscription au registre national
L’inscription au registre national des gels emporte des effets analogues à ceux de la liste de l’UE : le gel de l’ensemble des fonds et ressources économiques de la personne ou de l’entité, l’interdiction de mettre à sa disposition des fonds par des tiers, ainsi que l’exclusion des marchés publics.16 Les entreprises sous le contrôle de l’ACPR (banques, assurances) sont par ailleurs soumises à des obligations renforcées de surveillance.
Où trouver la liste
Le registre national des gels est publié par la DG Trésor à l’adresse gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr4 et mis à jour après chaque mesure de gel. Il est consultable et exportable. Pour les statistiques relatives au nombre d’entités inscrites — voir l’article la liste de sanctions de l’UE en chiffres (2026).
La liste de sanctions de l’ONU
Le Conseil de sécurité de l’ONU impose des sanctions sur le fondement de la Charte des Nations unies et de résolutions successives. Chaque régime de sanctions dispose de son comité de suivi — le Comité 1267 (Al-Qaïda et Daech), le Comité 1718 (Corée du Nord), le Comité 1737 (Iran) et d’autres. La liste consolidée de l’ONU recensant toutes les personnes visées par ces mesures est disponible à l’adresse un.org/securitycouncil/content/un-sc-consolidated-list.11
Pour une entreprise française, l’essentiel est que les sanctions de l’ONU ne s’appliquent pas directement en France — elles entrent dans l’ordre juridique français par le biais des règlements de l’UE.5 L’Union européenne transpose les résolutions du Conseil de sécurité dans son propre droit et inscrit les personnes et entités visées dans la Consolidated List de l’UE. Il n’existe pas de « liste française de l’ONU » distincte comme registre public — en consultant la Consolidated List de la DG FISMA, vous vérifiez en même temps, indirectement, la liste de l’ONU.
Il est utile de le savoir, car le lecteur qui cherche la « liste de sanctions de l’ONU » à des fins de due diligence en France doit se reporter à la liste de l’UE — c’est elle qui est contraignante et qui englobe les personnes inscrites sur les listes de l’ONU.
La liste de sanctions de l’OFAC — la SDN List (États-Unis)
Qu’est-ce que la SDN List
L’OFAC (Office of Foreign Assets Control) est l’agence du département du Trésor des États-Unis chargée d’administrer et de faire appliquer les sanctions économiques américaines. Il tient la SDN List — Specially Designated Nationals and Blocked Persons List12 — qui est la liste de sanctions la plus volumineuse et la plus citée au monde. Outre la SDN List, l’OFAC tient des listes sectorielles (SSI, NS-MBS, FSE et d’autres) qui ne bloquent pas totalement les entités, mais restreignent certaines catégories de transactions avec elles.
La SDN List s’impose-t-elle à une entreprise française ?
Directement — non. La SDN List relève du droit américain, qui vise les « U.S. persons » (personnes et entités liées aux États-Unis) ainsi que les transactions transitant par le système financier américain. Indirectement, cependant, votre entreprise peut être exposée à un risque OFAC dans quatre situations. Premièrement, si la transaction est libellée en dollars — la compensation en USD passe par des banques correspondantes aux États-Unis, tenues de vérifier la SDN List. Deuxièmement, si le partenaire ou le bénéficiaire effectif (UBO) est une personne américaine. Troisièmement, si le bien exporté comporte des composants soumis au contrôle des exportations américaines (U.S.-origin goods). Quatrièmement, si votre entreprise dispose d’une filiale, d’une succursale ou d’une coentreprise aux États-Unis.
Une question distincte est celle des sanctions secondaires (secondary sanctions) : les États-Unis peuvent imposer des restrictions à des entités de pays tiers qui mènent une activité significative avec certains pays sous sanctions américaines (Iran, Russie, Biélorussie dans des secteurs déterminés). Vous trouverez la SDN List à l’adresse ofac.treasury.gov.12
La liste de sanctions du Royaume-Uni — l’OFSI
Depuis le Brexit, le Royaume-Uni tient son propre registre de sanctions, indépendamment de l’UE. L’OFSI (Office of Financial Sanctions Implementation), rattaché au HM Treasury, publie la UK Consolidated List of Financial Sanctions Targets13 à l’adresse gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets.
La liste britannique n’est pas identique à celle de l’UE — le Royaume-Uni peut inscrire d’autres entités, et après 2020 les divergences ont commencé à s’accentuer. Pour une entreprise française, la liste de l’OFSI compte lorsque vous avez des partenaires britanniques, des flux en livres sterling ou des filiales au Royaume-Uni. Si votre activité n’a aucun point de contact avec le Royaume-Uni, l’OFSI est moins déterminante pour vous — même si, en matière de due diligence, il est prudent de la prendre en compte par précaution.
Ce que signifie « être sur une liste de sanctions » — les conséquences pour l’entreprise
Figurer sur une liste de sanctions n’est pas seulement un problème pour l’entité inscrite. C’est avant tout un problème pour vous, en tant que partenaire commercial, fournisseur, bailleur ou prestataire. Comprendre ce mécanisme est essentiel.
Conséquences pour la personne ou l’entité figurant sur la liste :
- Gel des avoirs — tous les comptes bancaires, biens immobiliers, parts sociales et ressources économiques cessent d’être disponibles.
- Interdiction de disposer de son propre patrimoine — l’entité visée ne peut plus virer librement des fonds, vendre des biens immobiliers ni distribuer de dividendes.
- Interdiction de lui fournir tout service sans autorisation de l’autorité compétente.
- Exclusion des marchés publics.16
Conséquences pour votre entreprise en tant que partenaire ou prestataire :
- Interdiction de conclure de nouvelles transactions avec l’entité visée — même si le contrat avait été négocié antérieurement.
- Obligation de geler les fonds de l’entité visée s’ils se trouvent à votre disposition (par exemple un acompte versé par un client).
- Obligation de signaler la correspondance à l’autorité compétente — la DG Trésor, la DGDDI (Douane) ou Tracfin17 — selon le contexte.
- Un contrat conclu en violation des sanctions est nul de plein droit — ce qui signifie que vous ne pouvez en exiger l’exécution ni en réclamer le paiement.6
La règle de propriété (ownership rule) :
Les sanctions de l’UE visent non seulement l’entité directement inscrite, mais aussi toute société dont cette entité détient plus de 50 % des parts ou qu’elle contrôle.18 Cela signifie que vous devez vérifier non seulement votre partenaire lui-même, mais aussi ses bénéficiaires effectifs.
Qui doit consulter les listes de sanctions en France
C’est la question que les dirigeants de PME posent le plus souvent : « est-ce que cela ne concerne que les banques ? ». La réponse est sans ambiguïté — non.
Les règlements de l’UE sont des actes juridiques directement applicables.5 Cela signifie que les règl. 269/20141, 833/20143 et leurs dérivés s’appliquent à toute personne physique et morale sur le territoire de l’UE — sans exception de secteur, de taille d’entreprise ni de forme juridique. Les banques et établissements financiers ont des obligations supplémentaires au titre du dispositif de lutte contre le blanchiment (LCB-FT)19, mais cela ne signifie pas que les autres entreprises sont dispensées de l’obligation en matière de sanctions.
En France, le Code monétaire et financier (art. L574-3) et le Code pénal2 imposent des obligations analogues à toutes les personnes exerçant une activité sur le territoire national. La DG Trésor et la DGDDI (Douane)20 sont les autorités compétentes pour le contrôle et l’application — pas uniquement dans le secteur financier.
Les secteurs dans lesquels l’obligation de consulter la liste est le plus souvent ignorée :
- Agences de voyages et OTA — vente de circuits, réservation d’hôtels, émission de billets pour des personnes figurant sur la liste ou à leur profit.
- Agents immobiliers — intermédiation dans la vente ou la location de biens pour des personnes inscrites sur les listes.
- Leasing (crédit-bail) — location de voitures de luxe, de matériel de construction, d’équipements industriels.
- E-commerce — vente de biens soumis à interdiction selon les codes NC visés par le règl. 833/2014.3
- Assurances — courtier ou agent gérant des clients figurant sur les listes.
- Télécommunications et FAI — fourniture de services d’accès à internet, de téléphonie ou de cloud à des entités inscrites.
Si vous voulez savoir si votre entreprise a, en tout état de cause, l’obligation de procéder à un sanction screening — lisez mon entreprise doit-elle effectuer un sanction screening. Sur les pages sectorielles, vous trouverez les obligations propres à votre activité : agences de voyages et tourisme, immobilier, assurances.
Comment vérifier si un partenaire figure sur une liste de sanctions — la procédure
La vérification d’un partenaire n’est pas un processus ponctuel — elle doit être répétée à chaque nouvelle transaction et au moins une fois par trimestre pour les partenaires réguliers. Voici comment procéder, étape par étape.
Téléchargez les listes à jour. La liste consolidée de l’UE (Consolidated List de la DG FISMA)7 est téléchargeable aux formats XML ou JSON depuis webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf. Le registre national des gels de la DG Trésor4 est consultable et exportable depuis gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr. Au besoin, ajoutez l’OFAC SDN List12 et la UK OFSI List.13
Recherchez le nom et le prénom complets ou la raison sociale du partenaire ainsi que de son bénéficiaire effectif (UBO). Vérifier le seul partenaire sans contrôler l’UBO est une erreur susceptible d’engager votre responsabilité.
Comparez les identifiants. Le seul nom ne suffit pas — vous devez comparer la date de naissance, le numéro de passeport, le numéro d’identification national et le pays de résidence. Vous vérifiez s’il s’agit bien de la même personne, et pas seulement des mêmes lettres.
Vérifiez les alias et anciennes dénominations. Les listes de sanctions contiennent des translittérations du cyrillique, des noms abrégés, des pseudonymes commerciaux et d’anciennes dénominations d’entreprise. Une même entité peut figurer simultanément sous « Petrov », « Pietrow » et « Petrow » — toutes les variantes doivent être recherchées.
Appliquez la règle de propriété (ownership rule). Vérifiez si le partenaire est détenu ou contrôlé par une entité figurant sur la liste — le seuil est de plus de 50 % des parts ou un contrôle équivalent.18 Les structures de holding et les chaînes de propriété complexes sont une méthode de prédilection pour contourner les sanctions.
Documentez le résultat de la vérification. Consignez la date du contrôle, la version de la liste utilisée (par exemple la liste de l’UE du jour X), le résultat (CLEAR / POSSIBLE / MATCH) et le nom de la personne ayant effectué la vérification. Ce registre des correspondances est votre preuve de diligence raisonnable en cas de contrôle de la DG Trésor ou de la Douane.20
En cas de correspondance — gelez la transaction et signalez à l’autorité. Ne prenez pas de décision seul sans base juridique ni autorisation. Signalez la correspondance à la DG Trésor, à la DGDDI ou à Tracfin17 selon le contexte de l’affaire.
Que faire d’un faux positif
Toute correspondance n’est pas une concordance confirmée. Le modèle de classification à trois états distingue : MATCH (correspondance certaine — les identifiants confirment qu’il s’agit de la même personne), POSSIBLE (la concordance exige une vérification manuelle — par exemple un simple nom sans confirmation de la date de naissance) et CLEAR (aucune correspondance). En cas de POSSIBLE, vous devez engager des démarches de vérification supplémentaires et documenter votre décision — c’est précisément la documentation qui déterminera si l’autorité jugera votre diligence suffisante.
Les sanctions encourues en cas de défaut de vérification
France — responsabilité pénale
Le Code monétaire et financier prévoit, à son article L574-3, une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende pour la violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE — y compris le manquement à l’obligation de gel ou la mise à disposition de fonds.6 Pour les personnes morales, l’article 131-38 du Code pénal multiplie le montant maximal de l’amende par cinq, soit 3 750 000 € ; s’y ajoutent la confiscation et, le cas échéant, l’exclusion des marchés publics. Les autorités d’exécution sont la DG Trésor (gel des avoirs), la DGDDI (embargos commerciaux) et Tracfin (déclarations de soupçon).20
La directive 2024/1226 — la criminalisation à l’échelle de l’UE
La directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union21 criminalise les violations des sanctions — elle instaure une responsabilité pénale des personnes physiques (y compris des peines d’emprisonnement) ainsi que des sanctions financières pour les personnes morales. Le délai de transposition de cette directive a expiré le 20 mai 2025.21 En France, la transposition n’est pas encore intervenue (mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544) ; les violations sont toutefois déjà réprimées par le Code monétaire et financier (art. L574-3) et le Code pénal.14
Les fourchettes de peines précises en droit français — tant pour les personnes physiques que morales — résultent de l’article L574-3 du CMF et de l’article 131-38 du Code pénal.6 Vous trouverez un panorama détaillé de tous les types de responsabilité dans l’article les sanctions pénales en cas de violation des sanctions. L’état de la mise en œuvre en France et dans 8 autres pays de l’UE est analysé dans l’article la transposition de la directive 2024/1226.
Comment Sanqto vous aide à gérer la liste de sanctions
Vérifier manuellement cinq listes de sanctions — celle de l’UE, le registre national de la DG Trésor, celle de l’ONU, l’OFAC et l’OFSI britannique — à chaque transaction est chronophage et sujet aux erreurs. Sanqto automatise ce processus : le système récupère automatiquement les versions à jour des listes de la DG FISMA9, de la DG Trésor4, de l’OFAC12 et de l’OFSI13, de sorte que votre entreprise travaille toujours sur des données actuelles sans avoir à télécharger des fichiers manuellement chaque semaine. Le résultat de la vérification est restitué dans trois états — MATCH, POSSIBLE ou CLEAR — en moins de 30 ms.22 Le logiciel fonctionne on-premise : les données de vos partenaires ne quittent pas l’infrastructure de votre entreprise.22 Le pack de mise en œuvre comprend une politique de sanctions, un registre des correspondances, une instruction de poste et des modèles de courriers — les documents dont vous aurez besoin lors d’un contrôle de la DG Trésor ou de la Douane.
Foire aux questions (FAQ)
Qu’est-ce qu’une liste de sanctions ?
Une liste de sanctions est un répertoire officiel des personnes physiques, entités, navires et aéronefs visés par des mesures restrictives — gel des avoirs, interdiction de transaction et interdiction de fourniture de services — adoptées par les autorités de l’UE, de l’ONU ou nationales (en France : la DG Trésor). Il n’existe pas de liste mondiale unique — plusieurs répertoires parallèles coexistent, dont les plus importants pour les entreprises françaises sont la Consolidated List de l’UE et le registre national des gels de la DG Trésor.
Qui tient la liste de sanctions en France ?
En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome : la Direction générale du Trésor (DG Trésor) tient le registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, qui reflète les mesures de l’UE et les mesures nationales prononcées par arrêté.4 Indépendamment de ce registre, la Consolidated List de l’UE tenue par la DG FISMA de la Commission européenne s’impose directement à toute entreprise française.9
Où consulter la liste de sanctions de l’UE ?
La liste consolidée de l’UE est disponible dans la base FSD (Financial Sanctions Database) tenue par la DG FISMA7 à l’adresse webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf — téléchargeable aux formats XML et JSON. Si vous préférez un navigateur interactif, utilisez l’EU Sanctions Map8 à l’adresse sanctionsmap.eu.
La liste de l’OFAC s’impose-t-elle aux entreprises françaises ?
Directement non — l’OFAC SDN List12 relève du droit américain, qui vise les personnes et entités liées aux États-Unis. Indirectement oui, si votre entreprise règle des transactions en dollars (compensation par des banques américaines), a des partenaires ou des bénéficiaires effectifs qui sont des personnes américaines, exporte des biens comportant des composants U.S.-origin ou possède une filiale aux États-Unis.
À quelle fréquence la liste de sanctions de l’UE est-elle mise à jour ?
La liste de sanctions de l’UE est mise à jour très fréquemment — en pratique après chaque paquet de sanctions, et en dehors des paquets complets des ajouts ou retraits ponctuels d’entrées interviennent.15 Le minimum recommandé est de vérifier les mises à jour une fois par semaine ; les entreprises ayant un grand nombre de partenaires devraient recourir à un téléchargement automatique de la liste.
Que risque-t-on en cas de défaut de vérification de la liste de sanctions ?
En France, une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende (art. L574-3 du CMF), portée à 3 750 000 € pour les personnes morales (art. 131-38 du Code pénal).6 La directive 2024/122621, dont la transposition française est en cours (projet de loi n° 2544), prévoit en outre une responsabilité pénale des personnes physiques et des sanctions financières pour les personnes morales. En outre, un contrat conclu en violation des sanctions est nul de plein droit.6
L’inscription sur une liste de sanctions est-elle publique ?
Oui. Toutes les principales listes de sanctions — celle de l’UE,7 de l’ONU,11 l’OFAC SDN,12 la UK OFSI13 et le registre national français de la DG Trésor4 — sont publiquement accessibles sur internet. L’inscription d’une entité sur une liste n’est pas un secret ; c’est un instrument de pression politique et économique qui n’agit que s’il est largement connu.
Une petite entreprise doit-elle aussi consulter la liste de sanctions ?
Oui. Les règlements de l’UE sont directement applicables à toute personne physique et morale sur le territoire de l’UE, quelle que soit la taille de l’entreprise.5 Il n’existe aucun seuil d’effectif ou de chiffre d’affaires en deçà duquel l’obligation ne s’appliquerait pas. En France, le Code monétaire et financier (art. L574-3) et le Code pénal2 imposent des obligations analogues à toutes les personnes exerçant une activité.
Base juridique et sources
- Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine — CELEX 32014R0269
- Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine — CELEX 32014R0833
- Règlement (UE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie — CELEX 32006R0765
- Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union — CELEX 32024L1226
- Code monétaire et financier — art. L574-3 (sanctions pénales) et art. L562-1 et s. (gel des avoirs) ; art. 131-38 du Code pénal (multiplicateur ×5 pour les personnes morales) — legifrance.gouv.fr
- Projet de loi n° 2544 (déposé le 3 mars 2026) — transposition en cours de la directive (UE) 2024/1226 en France — assemblee-nationale.fr
- EU Consolidated List / Financial Sanctions Database (DG FISMA) — webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf
- EU Sanctions Map — sanctionsmap.eu
- Registre national des gels d’avoirs (DG Trésor) — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr
- UN Security Council Consolidated List — un.org/securitycouncil
- OFAC Specially Designated Nationals List (SDN) — ofac.treasury.gov
- UK OFSI Consolidated List of Financial Sanctions Targets — gov.uk
Footnotes
Information, pas de conseil juridique. Cet article est fourni uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. L’analyse juridique d’une situation individuelle doit être effectuée avec un avocat compétent en droit des sanctions internationales et en droit du commerce extérieur. État du droit : 20 mai 2026.
Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine. Source : EUR-Lex — CELEX 32014R0269. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Code monétaire et financier (CMF, art. L574-3) et Code pénal — cadre national de répression des sanctions de l’UE en France ; les règlements de l’UE, directement applicables, assujettissent toute personne exerçant une activité sur le territoire français à leurs interdictions. — legifrance.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine. Source : DG FISMA — finance.ec.europa.eu ; EUR-Lex — CELEX 32014R0833. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, tenu par la Direction générale du Trésor (DG Trésor) — il reflète les mesures de l’UE ainsi que les mesures nationales prononcées par arrêté ministériel ; il n’existe pas en France de liste de sanctions nationale autonome distincte. URL : gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Un règlement de l’UE est directement applicable dans chaque État membre, sans qu’une transposition en droit national soit nécessaire. Source : EUR-Lex — eur-lex.europa.eu/EN/legal-content/summary/regulation-eu-legal-act.html. Citation : « A regulation is binding in its entirety and directly applicable in all Member States. » Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Art. L574-3 du Code monétaire et financier — 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE ; les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines. Pour les personnes morales, l’art. 131-38 du Code pénal multiplie l’amende par cinq, soit 3 750 000 €. Source : Code monétaire et financier — art. L574-3, art. 131-38 Code pénal. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
EU Financial Sanctions Database (FSD) tenue par la DG FISMA, Commission européenne. Hub : finance.ec.europa.eu/eu-and-world/sanctions-restrictive-measures_en ; endpoint FSD : webgate.ec.europa.eu/fsd/fsf. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
EU Sanctions Map — outil interactif de présentation des paquets et destinataires de sanctions de l’UE. URL : sanctionsmap.eu. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
DG FISMA (direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux) — service de la Commission européenne en charge de la politique de sanctions financières de l’UE et de la tenue de la Consolidated List. Source : finance.ec.europa.eu/eu-and-world/sanctions-restrictive-measures_en. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie. EUR-Lex — CELEX 32006R0765. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
UN Security Council Consolidated List — liste des personnes et organisations soumises à des mesures du Conseil de sécurité de l’ONU, gérée par les comités des sanctions. URL : un.org/securitycouncil/content/un-sc-consolidated-list. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
OFAC Specially Designated Nationals and Blocked Persons List (SDN List) — U.S. Department of the Treasury. URL : ofac.treasury.gov/specially-designated-nationals-and-blocked-persons-list-sdn-human-readable-lists. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
UK OFSI Consolidated List of Financial Sanctions Targets — HM Treasury. URL : gov.uk/government/publications/financial-sanctions-consolidated-list-of-targets. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Les règlements (UE) 765/2006, 269/2014 et 833/2014 sont directement applicables en France ; leur répression repose sur le Code monétaire et financier (art. L574-3) et le Code pénal. La transposition de la directive (UE) 2024/1226 n’est pas encore intervenue (délai dépassé le 20 mai 2025, mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025) — en cours via le projet de loi n° 2544. — assemblee-nationale.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
Fréquence des mises à jour des listes de l’UE — en pratique, les mises à jour sont très fréquentes, après chaque paquet de sanctions et à l’occasion d’ajouts ponctuels. Observation décrite dans des sources sectorielles ; la DG FISMA ne publie pas de calendrier officiel de mise à jour. Statut : unverified — décrit globalement comme « très fréquemment / pratiquement chaque semaine » sans chiffres précis. ↩︎ ↩︎
Code de la commande publique, articles L2141-1 et suivants combinés aux règlements de sanctions de l’UE — exclusion des marchés publics pour les acteurs sanctionnés. Source : legifrance.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
Tracfin — service de renseignement financier rattaché au ministère de l’Économie et des Finances, destinataire des déclarations de soupçon des assujettis LCB-FT (art. L561-15 du Code monétaire et financier). Source : legifrance.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎
Règle de propriété (ownership/control rule) — les sanctions de l’UE visent les entités dont une personne/entité inscrite détient au moins 50 % des parts ou qu’elle contrôle. Source : FAQ DG FISMA — finance.ec.europa.eu. Citation : « An entity is considered as ‘owned’ by a sanctioned person if the latter owns more than 50% of its proprietary rights. » Statut : verified. ↩︎ ↩︎
Code monétaire et financier, Livre V titre VI (LCB-FT) — art. L561-2 (catalogue des assujettis), art. L561-15 (déclaration de soupçon à Tracfin). Source : legifrance.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎
Autorités d’exécution en France : la DG Trésor (gel des avoirs), la DGDDI / Douane (embargos commerciaux) et Tracfin (déclarations de soupçon) ; l’ACPR pour les acteurs sous son contrôle (banques, assurances). Source : DG Trésor, douane.gouv.fr. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union, délai de transposition 20 mai 2025. EUR-Lex — CELEX 32024L1226. Statut : verified. ↩︎ ↩︎ ↩︎
Sanqto — produit de sanction screening on-premise doté d’un modèle à trois états MATCH/POSSIBLE/CLEAR et d’un temps de réponse déclaré inférieur à 30 ms. Source : CLAUDE.md (positionnement produit du projet Sanqto). Statut : verified (allégation produit du propriétaire du projet). ↩︎ ↩︎