Sanctions et paiements : ce que votre entreprise doit savoir sur les virements
Un virement au profit d'une entreprise figurant sur la liste de sanctions de l'UE est une violation du droit — peu importe que la banque l'ait laissé passer. Découvrez les règles qui s'appliquent à votre société.

État du droit au : 2026-05-20.
Un virement bancaire n’est pas qu’une simple opération financière — si le bénéficiaire ou le donneur d’ordre est une personne visée par les sanctions de l’UE, la transaction devient une violation du droit. Cela concerne toute entreprise active dans l’Union européenne, quel que soit son secteur. Le règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 20141 et le règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 20142 s’appliquent directement en France — sans aucune transposition3 — et imposent une interdiction qui ne connaît pas l’exception « mais la banque a laissé passer le virement ».
TL;DR — l’essentiel en 60 secondes
- Un virement au profit d’une personne ou d’une entreprise visée par les sanctions de l’UE est interdit, même si la banque ne l’a pas bloqué.
- Si un paiement provient **d’**une personne figurant sur une liste de sanctions, vous avez l’obligation de le geler — pas de le rembourser ni de le restituer à la contrepartie.
- Le contrôle effectué par la banque est une obligation propre à la banque, qui ne dispense pas votre entreprise de sa propre vérification des contreparties.
- Les transactions en dollars (USD) peuvent relever en parallèle de la juridiction de l’OFAC — même si les deux parties sont européennes.
- Le paiement via un intermédiaire ne dilue pas la responsabilité : vous répondez de la destination finale des fonds.
- Le contournement d’un blocage (espèces, autre canal, tiers) constitue une violation distincte et grave — passible en France d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende.4
L’interdiction de mise à disposition de fonds — le paiement au profit d’une personne listée
Les règlements de sanctions de l’UE interdisent de « mettre à disposition des fonds ou des ressources économiques » aux personnes et entités figurant sur les listes de sanctions.1 En pratique, cela signifie qu’un virement de règlement d’une facture, un acompte sur une prestation, le versement d’une rémunération ou même le remboursement d’un trop-perçu — chacune de ces opérations peut constituer une violation si l’autre partie est une personne sous sanctions.
Le point essentiel est que l’obligation pèse sur vous, et non sur la banque. La banque effectue son propre contrôle et peut bloquer la transaction — mais si elle ne le fait pas, cela ne constitue pour vous aucun bouclier. Vous répondez de la personne à qui vous envoyez l’argent, et le droit ne reconnaît pas ici l’argument « j’ai agi de bonne foi, puisque la banque n’est pas intervenue ».
L’interdiction ne vise pas seulement les bénéficiaires directs figurant sur une liste. Le règlement (UE) n° 269/2014 couvre également les entités dont une personne ou une entreprise listée détient au moins 50 % des parts ou qu’elle contrôle.5 Si votre contrepartie est la filiale d’un oligarque russe figurant sur la liste consolidée de l’UE, le virement vers cette société est lui aussi interdit, même si son nom n’apparaît directement sur aucune liste.
Avant de réaliser une transaction, vous devriez vérifier votre contrepartie dans la liste consolidée de sanctions de l’UE6, dans le registre national des gels d’avoirs de la DG Trésor7 ainsi que dans la liste de l’ONU.8 Pour en savoir plus sur les listes existantes et les personnes qu’elles visent, consultez l’article « Qu’est-ce qu’une liste de sanctions ».
Un paiement EN PROVENANCE d’une personne listée — l’obligation de gel
Le scénario inverse surprend souvent davantage les entreprises. Si c’est vous qui recevez un virement d’une personne ou d’une entreprise sous sanctions, vous ne pouvez pas simplement restituer ces fonds ni les dépenser. Vous avez l’obligation de les geler.
Le gel signifie que les fonds sont placés sur un compte distinct ou isolés d’une autre manière des flux normaux, et qu’ils restent dans cet état jusqu’à la décision de l’autorité compétente. Vous n’en disposez pas, vous ne les compensez pas avec des créances, vous ne les renvoyez pas « en retour » à la contrepartie. Pour savoir à quoi ressemble le gel en pratique et quelles démarches vous devez entreprendre, consultez l’article « Gel des avoirs — ce que cela signifie concrètement pour votre entreprise ».
L’intuition de nombreux entrepreneurs est la suivante : « je rends l’argent, comme ça je m’écarte du problème ». C’est une erreur — un virement de retour sur le compte d’une personne sous sanctions équivaut à une mise à disposition de fonds, et constitue donc en soi une violation de l’interdiction. La seule voie correcte est le gel et le signalement à l’autorité compétente.
Le rôle de la banque — le contrôle bancaire ne dispense pas l’entreprise de sa vérification
Les banques ont leurs propres obligations découlant des dispositions LCB-FT9 et de leurs politiques internes de conformité. Elles contrôlent les transactions sortantes et entrantes, et lorsqu’elles détectent une correspondance, elles bloquent le virement ou demandent des explications. Vous pouvez y être confronté en tant que donneur d’ordre (la banque refuse d’exécuter le virement) ou en tant que bénéficiaire (la banque suspend le crédit du compte).
Le problème est que le contrôle bancaire vise à protéger la banque et à remplir ses propres obligations — pas à protéger votre entreprise de toute responsabilité. Si la banque laisse passer une transaction avec une contrepartie figurant sur une liste de sanctions, cela ne transfère pas la responsabilité à la banque. Vous violez toujours la disposition du règlement de l’UE, qui est d’effet direct3 et qui s’adresse à tout acteur de la vie économique, pas seulement aux institutions financières.
En bref : le contrôle bancaire est la première ligne de défense du système, mais pas la vôtre. Votre vérification de la contrepartie doit avoir lieu avant que vous ne réalisiez la transaction ou avant de l’accepter. Pour savoir si votre entreprise est tenue de mener un tel contrôle, lisez l’article « Mon entreprise doit-elle faire du sanction screening ? ».
Virements internationaux et devises — le risque OFAC sur les transactions en USD
Si vous effectuez des paiements en dollars américains, vous entrez dans une couche de risque supplémentaire — la juridiction de l’OFAC (Office of Foreign Assets Control, département du Trésor des États-Unis).10 L’OFAC tient la liste SDN (Specially Designated Nationals and Blocked Persons), l’une des listes de sanctions les plus larges et les plus fréquemment mises à jour au monde.10
Le mécanisme clé est le suivant : les transactions en dollars sont compensées via le système SWIFT par l’intermédiaire de banques correspondantes aux États-Unis. Chacune de ces transactions transite par une infrastructure relevant de la juridiction américaine, ce qui signifie que l’OFAC peut faire appliquer ses règles — même si les deux parties à la transaction ont leur siège en Europe et qu’aucune n’est une entreprise américaine.
En pratique : si vous importez depuis des marchés à risque accru (par exemple la Russie, la Biélorussie, l’Iran) et que vous réglez en USD, vous risquez de violer simultanément les sanctions de l’UE et celles de l’OFAC. Même le passage à l’euro élimine uniquement le risque OFAC — les obligations européennes restent inchangées. Pour savoir comment utiliser la liste SDN américaine, consultez l’article Liste de sanctions OFAC — guide en français.
Paiements via des intermédiaires — un risque caché
Scénario de plus en plus fréquent : l’entreprise ne paie pas directement la contrepartie listée, mais passe par un agent, un sous-agent, un distributeur ou un courtier — qui transmet ensuite les fonds. Ce mécanisme n’élimine pas la responsabilité — il la complique.
Les règlements de sanctions de l’UE interdisent la mise à disposition de fonds tant directement qu’indirectement.1 Si vous saviez ou auriez dû savoir (c’est-à-dire si, en faisant preuve de la diligence requise, vous auriez dû découvrir) que les fonds parviendraient à une personne listée, vous répondez de la violation. Le recours délibéré à un intermédiaire pour contourner les sanctions est qualifié de violation intentionnelle et peut entraîner une responsabilité pénale — la directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 202411 impose la criminalisation de tels actes dans tous les États membres.
Règle pratique : si votre intermédiaire opère sur des marchés à risque accru, vous devriez procéder à la vérification au regard des sanctions de l’intermédiaire comme des bénéficiaires finaux des paiements, dans la mesure où ils vous sont connus. L’absence de connaissance n’est pas une justification automatique — les dispositions exigent de faire preuve de diligence. Pour savoir comment reconnaître une transaction à haut risque, consultez l’article Contournement des sanctions contre la Russie via les pays tiers.
Que faire lorsque la banque bloque un virement
Le blocage d’un virement par la banque est un signal, pas un verdict. Il peut signifier que le système de la banque a détecté une correspondance sur une liste de sanctions — mais il peut tout aussi bien résulter d’un faux positif, par exemple une homonymie avec une personne sous sanctions. Voici ce que vous devriez faire :
Demandez à la banque une explication écrite du motif du blocage. La banque est tenue de vous informer du fondement du refus d’exécution de la transaction, dans la mesure où les dispositions ne l’en empêchent pas (la divulgation, dite tipping-off, dans le contexte LCB-FT).
Vérifiez la contrepartie par vous-même. Contrôlez-la dans la liste consolidée de l’UE6, la liste OFAC SDN10, la liste de l’ONU8 et le registre national des gels de la DG Trésor7. S’il n’y a pas de correspondance, vous disposez d’une documentation à l’appui de vos explications.
Réunissez et conservez la documentation. L’extrait des listes de sanctions avec la date et l’heure de consultation, les données de la contrepartie, le commentaire de vérification — c’est votre preuve de diligence.
Si la correspondance est confirmée, n’essayez pas de réaliser la transaction par un autre canal. Consultez un avocat ou un conseil en conformité et évaluez si les circonstances exigent un signalement à l’autorité (la DG Trésor ou Tracfin12).
Si la correspondance est un faux positif, transmettez la documentation à la banque et demandez une nouvelle analyse. Les banques disposent de procédures internes pour ces cas et peuvent débloquer la transaction après vérification.
Mettez à jour vos procédures internes. Un incident de blocage — même un faux positif — est un bon moment pour vérifier si votre entreprise dispose d’un processus de vérification à jour avant transaction.
Ce qui est interdit — contourner le blocage
C’est une section à lire attentivement, car l’intuition commerciale peut ici conduire dans la mauvaise direction.
Si la banque a bloqué un virement alors que vous savez avoir une dette envers la contrepartie, la tentation apparaît : « je paierai en espèces », « j’utiliserai une autre banque », « je demanderai à mon associé de virer depuis son compte ». Chacune de ces stratégies constitue une violation de l’interdiction de contournement des mesures restrictives.
En France, la violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE est passible des sanctions pénales prévues à l’article L574-3 du Code monétaire et financier : 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende, montant multiplié par cinq pour les personnes morales (soit 3 750 000 €) en application de l’article 131-38 du Code pénal.4 Les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines.13 Outre cette responsabilité, la directive 2024/122611 impose aux États de l’UE de prévoir une responsabilité pénale pour les violations intentionnelles — la transposition française n’est pas encore intervenue (délai dépassé le 20 mai 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544).14
Interdictions concrètes :
- Paiement en espèces au lieu d’un virement — changer la forme du paiement n’en change pas la substance ; il s’agit toujours d’une mise à disposition de fonds au profit d’une personne listée.
- Virement via une autre banque ou un autre pays — cela ne modifie ni la substance de la transaction ni son fondement juridique.
- Paiement par un tiers (salarié, associé, société liée) au nom de votre entreprise — la structure intermédiaire est expressément couverte par l’interdiction de mise à disposition indirecte de fonds.1
- Compensation de créances (extinction de dettes réciproques) sans l’accord de l’autorité compétente — peut être traitée comme une forme illicite de disposition des fonds.
- Cession de créance ou autres instruments financiers qui ont pour effet, de facto, de transférer une valeur à une personne listée.
FAQ
Dois-je vérifier ma contrepartie à chaque paiement ?
En pratique, la vérification au regard des sanctions devrait faire partie du processus d’entrée en relation avec une nouvelle contrepartie — et être répétée lors des transactions importantes ainsi que de manière continue, car les listes de sanctions sont régulièrement mises à jour. Il ne s’agit pas de fouiller manuellement plusieurs bases de données avant chaque virement, mais plutôt de disposer d’un système qui signale automatiquement les problèmes.
La banque a laissé passer le virement — ai-je une quelconque protection ?
Non. Le fait que la banque n’ait pas bloqué la transaction ne transfère pas la responsabilité à la banque et ne dispense pas votre entreprise. Les règlements de l’UE sont d’effet direct3 et s’adressent à tout acteur de la vie économique, pas seulement aux institutions financières. C’est un argument pour vérifier vous-même vos contreparties avant d’ordonner un virement.
Qu’est-ce que la « règle de propriété de 50 % » ?
Si une personne ou une entité figurant sur une liste de sanctions détient au moins 50 % des parts d’une société ou exerce un contrôle sur elle, cette société est elle aussi visée par les sanctions — même si son nom ne figure sur aucune liste.5 Cela signifie que la simple vérification du nom de la contrepartie dans une base de données ne suffit pas ; il faut aussi vérifier la structure de propriété. Nous traitons ce mécanisme plus en détail dans l’article sur la règle de propriété de 50 % dans les sanctions.
Je paie en euros, donc l’OFAC ne me concerne pas ?
Si la transaction est libellée en euros et transite par un système de paiement européen sans compensation aux États-Unis, le risque OFAC est minime. En revanche, si vous utilisez l’USD ou une banque correspondante liée aux États-Unis, la juridiction de l’OFAC peut s’appliquer. En cas de doute, il vaut la peine de demander à votre banque le routage de la transaction.
Le remboursement d’un acompte à une personne listée est-il sans risque ?
Non — un virement sur le compte d’une personne sous sanctions, même à titre de remboursement, constitue une mise à disposition de fonds, ce qui est interdit.1 La voie correcte est le gel des fonds et la prise de contact avec l’autorité. Vous trouverez plus de détails sur la procédure de gel dans l’article « Gel des avoirs — ce que cela signifie concrètement pour votre entreprise ».
Quelle est la différence entre une sanction et un embargo ?
Un embargo est généralement une interdiction de commerce avec un pays entier ou une catégorie de biens — par exemple l’interdiction d’exporter des biens à double usage vers la Russie au titre du règlement (UE) n° 833/2014.2 La sanction au sens étroit vise des personnes et des entités précises, nommément désignées. En pratique, les deux mécanismes peuvent concerner la même transaction — et tous deux imposent des obligations à votre entreprise.
Comment Sanqto peut vous aider
La vérification des contreparties au regard des listes de sanctions ne doit être ni manuelle ni chronophage. Sanqto est un logiciel de sanction screening installé au sein du réseau de votre entreprise — les données de vos clients et contreparties ne quittent pas votre infrastructure (on-premise). Le système contrôle automatiquement l’entité indiquée face à la liste consolidée de l’UE, à la liste OFAC SDN, à la liste de l’ONU et au registre national des gels de la DG Trésor, en renvoyant un résultat selon trois états : MATCH, POSSIBLE ou CLEAR, ce qui permet à votre équipe de se concentrer sur les cas nécessitant une décision plutôt que de fouiller manuellement plusieurs bases de données avant chaque transaction. Si vous dirigez une agence de voyage, une compagnie d’assurance ou exercez dans un autre secteur hors finance, découvrez à quoi ressemble la mise en œuvre dans votre cas particulier.
Bases juridiques
- Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine — CELEX 32014R0269
- Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine — CELEX 32014R0833
- Code monétaire et financier, art. L574-3 (5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende) et art. 131-38 du Code pénal (multiplication par cinq pour les personnes morales) — legifrance.gouv.fr
- Projet de loi n° 2544 (déposé le 3 mars 2026) — transposition en cours de la directive (UE) 2024/1226 en France — assemblee-nationale.fr
- Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union — CELEX 32024L1226
- UN Security Council Consolidated List — un.org
- OFAC Specially Designated Nationals and Blocked Persons List (SDN) — ofac.treasury.gov
- Registre national des gels d’avoirs (DG Trésor) — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr
- Liste consolidée de sanctions de l’UE (DG FISMA) — finance.ec.europa.eu
Notes
Information, pas de conseil juridique. Cet article est fourni uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. L’analyse juridique d’une situation individuelle doit être effectuée avec un avocat compétent en droit des sanctions internationales et en droit du commerce extérieur. État du droit : 20 mai 2026.
Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine — interdiction de mise à disposition de fonds, directement et indirectement, EUR-Lex CELEX 32014R0269 ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, DG FISMA : « The sanctions regime laying down these measures consists of Council Decision 2014/512/CFSP and Council Regulation (EU) No 833/2014 » — EUR-Lex CELEX 32014R0833 ↩︎ ↩︎
Les règlements de l’UE sont directement applicables dans chaque État membre, sans transposition en droit national — « A regulation is binding in its entirety and directly applicable in all Member States » — EUR-Lex, summary/regulation-eu-legal-act ↩︎ ↩︎ ↩︎
Art. L574-3 du Code monétaire et financier (5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende) combiné à l’art. 131-38 du Code pénal (amende ×5 pour les personnes morales, soit 3 750 000 €) — Code monétaire et financier — art. L574-3, art. 131-38 Code pénal, état au 23.05.2026 ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 269/2014, règle de propriété et de contrôle (ownership/control rule) : « An entity is considered as ‘owned’ by a sanctioned person if the latter owns more than 50% of its proprietary rights » — FAQ DG FISMA, finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎
Liste consolidée de sanctions de l’UE tenue par la DG FISMA (direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux) de la Commission européenne — finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎
En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome — les mesures applicables proviennent des règlements de l’UE ; la DG Trésor tient le registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr, état au 23.05.2026 ↩︎ ↩︎
UN Security Council Consolidated List — liste des personnes et organisations soumises à des mesures du Conseil de sécurité de l’ONU, gérée par les comités des sanctions — un.org ↩︎ ↩︎
Code monétaire et financier, Livre V titre VI (LCB-FT) — art. L561-2 (catalogue des assujettis), art. L561-15 (déclaration de soupçon à Tracfin) — obligations des entités assujetties en matière de LCB-FT et de sanctions — legifrance.gouv.fr, état au 23.05.2026 ↩︎
OFAC (Office of Foreign Assets Control, U.S. Department of the Treasury), liste SDN (Specially Designated Nationals and Blocked Persons List) — « OFAC publishes this list of individuals and companies owned or controlled by, or acting for or on behalf of, targeted countries » — ofac.treasury.gov ↩︎ ↩︎ ↩︎
Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union — délai de transposition : 20 mai 2025 — EUR-Lex CELEX 32024L1226 ↩︎ ↩︎
Autorités d’exécution en France : DG Trésor pour le gel des avoirs, Tracfin pour les déclarations de soupçon des assujettis LCB-FT (art. L561-15 du Code monétaire et financier), DGDDI (Douane) pour les embargos commerciaux — DG Trésor, douane.gouv.fr ↩︎
Art. L574-3 du CMF — 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE ; les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines — Code monétaire et financier — art. L574-3, état au 23.05.2026 ↩︎
Code monétaire et financier (CMF, art. L574-3) et Code pénal — cadre national de répression des sanctions de l’UE (directement applicables). La transposition de la directive (UE) 2024/1226 n’est pas encore intervenue en France (délai dépassé le 20 mai 2025, mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025) — en cours via le projet de loi n° 2544. — assemblee-nationale.fr, état au 23.05.2026 ↩︎