Sanctions de l'UE contre la Biélorussie — guide pratique pour les entreprises françaises
Comment vérifier un partenaire biélorusse et que risque-t-on en cas de violation du règlement 765/2006 ? Guide opérationnel pour le transport, le commerce et l'immobilier.

État du droit au : 2026-05-20.
Si votre entreprise fait appel à des transporteurs biélorusses, achète des marchandises par l’intermédiaire d’intermédiaires biélorusses ou sert des clients biélorusses, vous êtes soumis aux sanctions de l’UE, que vous ayez connaissance de leur existence ou non. Le fondement en est le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie.1 Ce n’est pas une réglementation réservée aux banques — elle s’impose à toute entreprise immatriculée dans l’UE.
Cet article ne décrit ni l’historique des paquets, ni le contexte politique des sanctions — vous trouverez cela dans l’article Sanctions de l’UE contre la Biélorussie — aperçu des paquets et base juridique. Ici, l’approche est différente : vous obtenez les étapes concrètes de vérification d’un partenaire, une checklist avant transaction et des réponses aux questions que nous posent les dirigeants d’entreprise.
En bref — l’essentiel en 30 secondes
- Les sanctions contre la Biélorussie s’imposent directement à votre entreprise en vertu du droit de l’UE — sans qu’une loi nationale distincte soit nécessaire.2
- La base juridique est le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil — en vigueur depuis 2006, élargi à de multiples reprises, en particulier après 2020.1
- Les sanctions ne visent pas seulement les entités figurant sur la liste, mais aussi toute entité dont une personne inscrite détient plus de 50 % des parts ou qu’elle contrôle.3
- La Biélorussie est activement utilisée pour contourner les sanctions contre la Russie — le risque vous concerne même si vous ne commercez pas directement avec la Biélorussie.
- Secteurs les plus exposés en France : transport routier, commerce et e-commerce (import/export), immobilier, tourisme d’affaires, assurance.
- En cas de violation des sanctions, l’article L574-3 du Code monétaire et financier prévoit 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende, quintuplée pour les personnes morales (art. 131-38 du Code pénal).4
- Effectuez la vérification sur trois listes indépendamment : la liste consolidée de l’UE (DG FISMA), le registre national des gels de la DG Trésor et la liste OFAC (lorsque vous réalisez des transactions en USD).
Les sanctions contre la Biélorussie en synthèse — base et portée
Le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 est un acte de droit de l’Union directement applicable en France — comme tout règlement de l’UE, il ne nécessite aucune transposition en droit national.2 Votre entreprise y est tenue en vertu du droit de l’Union, et non du droit français : l’argument « aucune loi n’a été adoptée chez nous » ne change donc rien.
Les sanctions agissent à deux niveaux. Le premier, ce sont les interdictions individuelles : gel des avoirs et interdiction de voyager pour les personnes physiques et les entités spécifiquement inscrites aux annexes du règlement — personnes responsables de la répression, responsables du régime et entrepreneurs qui leur sont liés. Le second, ce sont les interdictions sectorielles : restrictions à l’importation et à l’exportation de certaines marchandises, ainsi que l’interdiction de fournir certains services à des entités biélorusses.
Le principe clé que vous devez retenir : les sanctions ne visent pas uniquement l’entité nommément désignée sur la liste. Elles visent aussi toute entité dont une personne ou une société inscrite détient plus de 50 % des parts ou exerce un contrôle effectif (règle de propriété et de contrôle).3 Autrement dit, le nom de votre partenaire peut ne figurer nulle part sur la liste et, malgré tout, la transaction conclue avec lui peut constituer une violation des sanctions. Vous devez vérifier la structure de propriété, et pas seulement le nom de la société.
La liste consolidée de toutes les entités visées par les sanctions de l’UE — y compris biélorusses — est tenue par la Commission européenne via la DG FISMA, direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux.5 La liste peut également être consultée via l’EU Sanctions Map.6
Quels secteurs français sont les plus exposés
Les sanctions de l’UE contre la Biélorussie concernent toute entreprise immatriculée dans l’UE — mais en pratique, certains secteurs sont nettement plus exposés en raison de la nature de leur activité.
Le transport routier et la logistique constituent aujourd’hui le principal terrain de risque. Les itinéraires de transit biélorusses et les entreprises de transport biélorusses font partie de nombreuses chaînes d’approvisionnement européennes. Tout donneur d’ordre ou sous-traitant biélorusse exige une vérification — le dirigeant d’une société de transport peut être une personne visée par les sanctions. Si vous confiez un transport à un transporteur biélorusse sans l’avoir contrôlé sur la liste, vous vous exposez au grief de participation à une transaction avec une entité visée.
Le commerce et le e-commerce — ici, le risque se situe aussi bien du côté de l’import (marchandises en provenance de Biélorussie ou transitant par la Biélorussie) que de l’export (vente de marchandises à des acheteurs biélorusses). Les interdictions sectorielles portent sur des catégories de produits précises — vérifiez le code NC de votre marchandise dans le texte en vigueur du règlement 765/2006 sur EUR-Lex. Le commerce via des intermédiaires ne vous dégage pas de votre responsabilité.
Le bois et les produits du bois — la Biélorussie est un exportateur important de bois, de panneaux dérivés et de produits en bois. Les scieries, les grossistes en bois et les fabricants de meubles français sont particulièrement exposés au risque d’achats relevant de restrictions sectorielles ou réalisés auprès d’entités liées à des propriétaires sanctionnés.
Les engrais et la chimie agricole — la Biélorussie est l’un des plus grands producteurs mondiaux de potasse, composant des engrais. Après 2022, les restrictions à l’importation ont directement frappé ce secteur. Les entreprises agricoles et agro-commerciales françaises qui achètent des engrais via des intermédiaires devraient vérifier la chaîne d’approvisionnement quant à l’origine biélorusse de la marchandise ou de son propriétaire.
L’immobilier — une agence immobilière servant d’intermédiaire dans une transaction au profit d’une personne ou d’une entité visée par les sanctions commet une violation, même si elle ignorait le statut du client. Des personnes figurant sur la liste biélorusse peuvent détenir des biens immobiliers en France et tenter de les céder ou de les louer via un intermédiaire.
Le tourisme d’affaires et les OTA — une agence de voyage organisant des déplacements professionnels pour des entités biélorusses ou prenant en charge des groupes financés par une société sanctionnée devrait vérifier le donneur d’ordre, en particulier lorsque le contrat est conclu avec une entité et non avec un particulier.
L’assurance — l’interdiction de fournir des services financiers aux entités figurant sur la liste couvre aussi les courtiers et agents d’assurance. Assurer un bien appartenant à une entité visée par les sanctions ou à une société liée à une telle entité constitue une violation qui ne suppose pas de mauvaise foi — une simple négligence dans la vérification suffit.
Comment vérifier un partenaire biélorusse — étape par étape
Le processus décrit ci-dessous s’applique à chaque transaction : nouveau contrat, nouvelle commande, mais aussi renouvellement d’une relation de long terme avec un partenaire que vous aviez vérifié il y a un an. Les listes sont actualisées régulièrement et une vérification passée ne vous protège pas d’une violation actuelle.
Étape 1. Téléchargez la liste consolidée de l’UE à jour.
La Commission européenne tient la liste consolidée des sanctions financières de l’UE couvrant tous les régimes de sanctions — y compris le régime biélorusse du règlement 765/2006.5 Téléchargez la liste depuis le site de la DG FISMA au format XML ou CSV. Vous pouvez aussi utiliser l’EU Sanctions Map (sanctionsmap.eu) comme interface de recherche.6 Vérifiez la dénomination complète de la société, ses variantes, les noms et prénoms des propriétaires ainsi que tous les numéros d’identification connus (SIREN, SIRET, équivalents étrangers).
Étape 2. Vérifiez la structure de propriété du partenaire (bénéficiaire effectif).
Un simple résultat « aucune correspondance » sur le nom de la société ne suffit pas. Les sanctions de l’UE visent les entités dont une personne inscrite détient plus de 50 % des parts ou exerce un contrôle effectif.3 Déterminez qui est le bénéficiaire effectif ultime de votre partenaire biélorusse et vérifiez cette personne sur la liste. L’obligation d’identifier le bénéficiaire effectif découle aussi du Code monétaire et financier (Livre V, titre VI — LCB-FT), qui impose aux entités assujetties d’identifier le client et le bénéficiaire effectif.7
Étape 3. Consultez le registre national des gels de la DG Trésor.
En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome : les mesures applicables proviennent des règlements de l’UE. La DG Trésor tient toutefois le registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, accessible à l’adresse gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr, qui reflète les mesures de l’UE.8 Consultez-le indépendamment et parallèlement à la liste consolidée de l’UE.
Étape 4. Vérifiez le code NC de la marchandise si la transaction porte sur des biens.
Si vous importez de Biélorussie ou exportez vers la Biélorussie — vérifiez le code NC (nomenclature combinée) de votre marchandise dans le texte consolidé en vigueur du règlement 765/2006 sur EUR-Lex. Les interdictions sectorielles sont décrites par codes NC dans les annexes. La nomenclature NC est un code à huit chiffres — recherchez les quatre ou six premiers chiffres dans le texte en vigueur du règlement.
Étape 5. Documentez chaque vérification.
Consignez chaque contrôle dans un registre interne : date de la vérification, données de l’entité, liste/source, résultat (CLEAR / POSSIBLE / MATCH), personne responsable. La documentation constitue la preuve de votre diligence raisonnable lors d’un éventuel contrôle de la DG Trésor ou de la Douane (DGDDI). Pas de documentation, pas de preuve — et l’absence de preuve, en cas de contrôle, joue contre vous.
Pour en savoir plus sur la manière de construire une procédure de vérification de A à Z et sur ce qu’elle doit contenir, consultez l’article Vérification d’un partenaire commercial au regard des sanctions — comment bien faire.
Commerce via la Biélorussie — risque de réexportation et de transit
Voici une section que devraient lire en particulier les entreprises qui ne commercent pas directement avec la Biélorussie — mais qui peuvent le faire indirectement.
Après 2022, la Biélorussie est devenue l’une des principales voies par lesquelles des marchandises visées par les sanctions contre la Russie parviennent sur le marché russe. Le mécanisme est simple : une entreprise française vend une marchandise à un intermédiaire biélorusse, qui la réexporte vers la Russie. L’Union européenne y a répondu en élargissant les clauses anti-contournement (anti-circumvention). Dans le régime russe (règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014), une clause écrite « No re-export to Russia » doit être insérée dans les contrats conclus avec des partenaires de pays tiers pour certaines catégories de marchandises.9 Une approche analogue est étendue au régime biélorusse.
La conséquence pratique pour votre entreprise est la suivante : si vous exportez des marchandises vers la Biélorussie, vous avez une obligation de due diligence portant sur l’utilisation finale et l’utilisateur final. Il ne suffit pas de constater que votre partenaire direct ne figure pas sur la liste. S’il existe un risque raisonnable que la marchandise soit réexportée vers la Russie, vous violez le système de sanctions dans son ensemble.
Il faut également savoir qu’un nombre croissant de mesures du régime biélorusse sont construites en parallèle des mesures russes — une interdiction visant l’exportation vers la Russie concerne souvent aussi l’exportation vers la Biélorussie, quoique sur une base juridique différente. Vérifiez les deux régimes indépendamment. Un aperçu des sanctions contre la Russie, utile pour comprendre les liens entre les deux régimes, est disponible dans l’article Quelles sanctions s’appliquent à la Russie et ce que cela signifie pour votre entreprise ?
Risque supplémentaire : le transit biélorusse. Si vos marchandises sont transportées par la Biélorussie en route vers le marché russe — même à votre insu — elles peuvent être saisies ou servir de fondement à un grief de contournement des sanctions. Au moment de choisir un itinéraire logistique et un commissionnaire de transport, interrogez-les sur l’itinéraire emprunté et documentez la réponse.
Checklist — que faire si vous avez un partenaire biélorusse
Voici la liste de contrôle à exécuter avant chaque nouvelle transaction avec une entité biélorusse ou via une chaîne d’approvisionnement biélorusse. Réalisez tous les points et conservez la preuve de chacun d’eux.
- Établissez la dénomination complète et toutes les données d’identification du partenaire — noms commerciaux, anciennes dénominations, numéros d’immatriculation.
- Vérifiez le partenaire sur la liste consolidée de l’UE (DG FISMA) — téléchargez le fichier à jour et recherchez-y manuellement ou à l’aide d’un outil.5
- Consultez le registre national des gels de la DG Trésor — registre tenu par la direction générale du Trésor, accessible sur gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr.8
- Identifiez le bénéficiaire effectif du partenaire — qui détient en dernier ressort plus de 50 % des parts ou contrôle l’entité ?3
- Vérifiez le bénéficiaire effectif sur la liste de l’UE et le registre de la DG Trésor — une correspondance sur le propriétaire = une correspondance sur le partenaire.
- Vérifiez le code NC de la marchandise (si la transaction porte sur des biens) — contrôlez les interdictions sectorielles dans le texte du règlement 765/2006 sur EUR-Lex.1
- Évaluez le risque de réexportation — la marchandise peut-elle parvenir en Russie via un intermédiaire biélorusse ? Si oui, obtenez une attestation écrite d’utilisation finale.
- Documentez l’ensemble de la vérification — date, source, résultat, personne responsable. Conservez la documentation.
- Mettez en place une alerte sur les mises à jour des listes — ou déployez un outil de screening automatique, afin de ne pas suivre manuellement chaque mise à jour du Journal officiel de l’UE.
- Renouvelez la vérification avant le renouvellement du contrat — une vérification passée ne suffit pas.
Si vous ne savez pas si votre entreprise est soumise à l’obligation de réaliser un sanction screening, la réponse se trouve dans l’article Mon entreprise est-elle tenue de faire du sanction screening ?
Sanctions encourues en cas de violation des sanctions contre la Biélorussie
Une violation du règlement 765/2006 ou des actes d’exécution qui s’y rattachent constitue une violation des sanctions de l’UE. En France, la responsabilité pénale d’une telle violation est principalement régie par l’article L574-3 du Code monétaire et financier et l’article 131-38 du Code pénal.10
Sanctions pénales. L’article L574-3 du CMF prévoit 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour la violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE ; les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines.4 Pour les personnes morales, l’amende est quintuplée en application de l’article 131-38 du Code pénal, soit 3 750 000 €. Une confiscation peut s’y ajouter.
Responsabilité pénale des personnes morales. En vertu de l’article 121-2 du Code pénal, la personne morale est pénalement responsable des infractions commises pour son compte par ses organes ou représentants — l’entreprise elle-même, et pas seulement la personne physique, peut donc être poursuivie.
Responsabilité personnelle. Il faut garder à l’esprit que la responsabilité pénale concerne les personnes physiques — elle peut donc viser directement le dirigeant, le gérant ou la personne responsable d’un domaine d’activité, dès lors que la violation résulte de leur décision ou de leur omission. La directive (UE) 2024/1226 du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union impose aux États membres de prévoir une responsabilité pénale pour les violations intentionnelles ; en France, elle n’est pas encore transposée (délai dépassé le 20 mai 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544), mais cette responsabilité existe déjà au titre de l’art. L574-3 du CMF.11
FAQ
En quoi l’article sur les paquets de sanctions contre la Biélorussie diffère-t-il de ce guide ?
L’article Sanctions de l’UE contre la Biélorussie — aperçu des paquets et base juridique décrit l’historique de l’élargissement du système de sanctions, les paquets successifs et le contexte juridique du règlement 765/2006. Ce guide-ci est opérationnel : il explique ce que vous devez concrètement faire — comment vérifier un partenaire, où chercher les listes, à quoi prêter attention en cas de commerce via la Biélorussie et comment constituer la documentation de vérification.
Les petites entreprises doivent-elles aussi appliquer les sanctions contre la Biélorussie ?
Oui. Le règlement 765/2006 est directement applicable dans chaque État membre de l’UE, sans seuil minimal lié à la taille de l’entreprise ou à la valeur de la transaction.2 Un entrepreneur individuel et une société de quelques salariés sont soumis aux mêmes obligations que les grandes entreprises. L’absence de procédure de vérification n’est pas une circonstance atténuante — c’est un argument supplémentaire en faveur de l’application d’une sanction.
Comment vérifier si ma marchandise est visée par une interdiction d’exportation ou d’importation ?
Vérifiez le code NC (nomenclature combinée) de votre marchandise dans le texte consolidé en vigueur du règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil sur EUR-Lex (CELEX 32006R0765).1 Le code NC est un numéro à huit chiffres — recherchez dans les annexes du règlement à partir des quatre ou six premiers chiffres. Vous pouvez aussi utiliser l’outil TARIC de la Commission européenne, qui agrège les restrictions commerciales liées à chaque code douanier.
Qu’est-ce que la règle des 50 % et comment l’appliquer ?
La règle de propriété et de contrôle (ownership/control rule) prévoit qu’une entité est considérée comme visée par les sanctions si une personne ou une entité figurant sur la liste de sanctions détient plus de 50 % de ses parts ou exerce sur elle un contrôle effectif.3 En pratique, cela signifie que vous devez identifier le bénéficiaire effectif ultime de votre partenaire — il ne suffit pas de vérifier le seul nom de la société figurant sur la facture. Les liens de propriété peuvent être à plusieurs niveaux : la société A appartient à la société B, qui appartient à une personne inscrite — et cela suffit pour que la société A soit visée par l’interdiction.
Que risque-t-on en cas de violation non intentionnelle ?
Les sanctions pénales de l’article L574-3 du CMF supposent en principe une intention. Toutefois, l’absence de toute procédure de vérification ne décharge pas l’entreprise : elle constitue plutôt une circonstance aggravante. Une vérification documentée et sérieuse avant la transaction est la stratégie la plus efficace pour limiter le risque : elle démontre la diligence raisonnable et réduit réellement l’exposition.4
Où trouver la liste à jour des sanctions contre la Biélorussie ?
Trois endroits : premièrement, EUR-Lex (CELEX 32006R0765), où est disponible le texte consolidé du règlement 765/2006 avec ses annexes à jour.1 Deuxièmement, la DG FISMA de la Commission européenne (finance.ec.europa.eu), où est disponible la liste consolidée des sanctions financières de l’UE pour tous les régimes, y compris biélorusse.5 Troisièmement, l’EU Sanctions Map (sanctionsmap.eu) comme interface de recherche et de visualisation des régimes de sanctions de l’UE.6
Comment Sanqto peut vous aider
Sanqto est un logiciel de sanction screening installé on-premise — dans l’infrastructure de votre entreprise, de sorte que les données de vos partenaires ne quittent jamais votre réseau. Le système charge automatiquement les listes à jour — dont le régime biélorusse du règlement 765/2006, la liste consolidée de la DG FISMA, le registre national des gels de la DG Trésor et la liste OFAC — et vérifie le partenaire selon le modèle à trois états MATCH / POSSIBLE / CLEAR. Pour chaque vérification, une entrée est générée dans le registre des correspondances, prête à être présentée lors d’un contrôle de la DG Trésor ou de la Douane. Au logiciel, nous joignons un pack de documents de mise en œuvre — politique de sanctions, instruction de poste et modèles d’attestations d’exportation. Si vous voulez voir comment cela fonctionne en pratique pour votre secteur, commencez par les pages sectorielles : agences de voyage et OTA ou agences immobilières.
Bases juridiques
- Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’égard du Belarus — CELEX 32006R0765
- Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine — CELEX 32014R0833
- Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union — CELEX 32024L1226
- Code monétaire et financier — art. L574-3 (sanctions pénales pour violation des règlements de sanctions de l’UE) ; Code pénal — art. 131-38 (amende ×5 pour les personnes morales) — legifrance.gouv.fr
- Code pénal — art. 131-38 (quintuple de l’amende pour les personnes morales) et art. 121-2 (responsabilité pénale des personnes morales) — legifrance.gouv.fr
- Registre national des gels d’avoirs — DG Trésor — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr
- DG FISMA — liste consolidée des sanctions financières de l’UE — finance.ec.europa.eu
- EU Sanctions Map — outil interactif de consultation des régimes de sanctions de l’UE — sanctionsmap.eu
Information, pas de conseil juridique. Cet article est fourni uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. L’analyse juridique d’une situation individuelle doit être effectuée avec un avocat compétent en droit des sanctions internationales et en droit du commerce extérieur. État du droit : 20 mai 2026.
Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre du président Loukachenko et de certains responsables biélorusses, CELEX 32006R0765 ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Les règlements de l’UE sont directement applicables dans tous les États membres, sans transposition en droit national. « A regulation is binding in its entirety and directly applicable in all Member States. » — EUR-Lex — Regulation, EU legal act ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règle de propriété et de contrôle (ownership/control rule) — une entité est visée par les sanctions si une personne inscrite détient plus de 50 % de ses parts ou exerce un contrôle effectif ; source : FAQ DG FISMA de la Commission européenne, finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Art. L574-3 du Code monétaire et financier — 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE ; les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines ; multiplication par cinq de l’amende pour les personnes morales (art. 131-38 du Code pénal, soit 3 750 000 €) — Code monétaire et financier — art. L574-3, art. 131-38 Code pénal, état au 23.05.2026 ↩︎ ↩︎ ↩︎
DG FISMA (direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux) — service de la Commission européenne en charge de la politique de sanctions financières de l’UE, qui tient la liste consolidée des sanctions financières, finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
EU Sanctions Map — outil interactif de présentation des paquets et destinataires de sanctions UE, sanctionsmap.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎
Code monétaire et financier — articles L561-1 et s. (catalogue des entités assujetties LCB-FT) et obligation d’identification du client et du bénéficiaire effectif ; déclaration de soupçon à Tracfin (art. L561-15) — legifrance.gouv.fr ↩︎
Il n’existe pas en France de liste nationale autonome de sanctions financières — les mesures applicables proviennent des règlements de l’UE et le registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, tenu par la DG Trésor, reflète ces mesures, gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 concernant des mesures restrictives eu égard aux actions de la Russie déstabilisant la situation en Ukraine, y compris les clauses anti-contournement, CELEX 32014R0833 ↩︎
Code monétaire et financier (CMF, art. L574-3) et Code pénal — cadre national de répression des sanctions de l’UE en France (les règlements de l’UE sont directement applicables), legifrance.gouv.fr ↩︎
Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union ; délai de transposition : 20 mai 2025 ; en France, transposition non encore intervenue (mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025) — en cours via le projet de loi n° 2544, CELEX 32024L1226 ↩︎