Sanctions de l'UE contre la Biélorussie — ce que risque une entreprise française en cas de violation du règlement 765/2006
Le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil est la base juridique des sanctions de l'UE contre la Biélorussie. Découvrez ce qu'elles couvrent, qui elles visent et comment vérifier une contrepartie.

État du droit au : 2026-05-20.
Si votre entreprise commerce avec la Biélorussie, recourt à des transporteurs biélorusses ou traite avec des contreparties biélorusses, vous êtes soumis aux sanctions de l’UE exactement comme pour les opérations avec la Russie. La base juridique est le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre du président Loukachenko et de personnes liées au régime.1 Ce n’est pas une règle réservée aux banques : elle s’applique à toute entreprise immatriculée dans l’UE.
En France, la violation des sanctions engage la responsabilité pénale au titre de l’article L574-3 du Code monétaire et financier : 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende, montant porté au quintuple pour les personnes morales, soit 3 750 000 € (art. 131-38 du Code pénal).2 Vous trouverez ci-dessous tout ce que vous devez savoir : le contexte juridique, le champ des sanctions, le risque de contournement via la Biélorussie et une check-list concrète de vérification des contreparties.
En bref — l’essentiel en 30 secondes
- Base juridique : règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 — directement applicable en France sans aucune transposition.13
- Les sanctions de l’UE contre la Biélorussie existent depuis 2006 (elles visaient initialement la répression politique) et ont été élargies à plusieurs reprises — en particulier après 2020 et après 2022.
- La liste couvre des personnes physiques et des entités liées au régime de Loukachenko, ainsi que des interdictions sectorielles (exportation, importation, services financiers).
- La Biélorussie est activement utilisée pour contourner les sanctions contre la Russie : c’est le risque dit de circumvention, qui concerne votre entreprise même si vous ne commercez pas directement avec la Russie.
- Les sanctions couvrent toute entité dont une personne listée détient plus de 50 % des parts ou qu’elle contrôle — l’absence de nom dans le contrat ne décharge pas de responsabilité.4
- Peines en France : 5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende (art. L574-3 CMF) ; montant porté à 3 750 000 € pour les personnes morales (art. 131-38 du Code pénal).2
- La directive (UE) 2024/1226 impose une responsabilité pénale harmonisée pour les violations de sanctions ; en France, elle n’est pas encore transposée (délai dépassé le 20 mai 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544), mais les violations sont déjà réprimées par l’art. L574-3 du CMF.5
D’où viennent les sanctions de l’UE contre la Biélorussie
L’Union européenne a adopté ses premières mesures restrictives contre la Biélorussie en 2006, en réaction à la répression politique exercée par le régime d’Alexandre Loukachenko contre l’opposition démocratique et les journalistes. La base en était un acte juridique toujours en vigueur aujourd’hui : le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006.1
Pendant des années, le champ des sanctions est resté limité — il portait principalement sur le gel des avoirs de certains responsables et sur une interdiction de voyage. La situation a radicalement changé en 2020, lorsque Loukachenko a falsifié les résultats de l’élection présidentielle et réprimé brutalement les manifestations de masse. L’UE a répondu par de nouveaux élargissements de la liste des personnes et entités visées par des mesures restrictives. Des incidents portant atteinte au droit international — notamment l’atterrissage forcé d’un avion de ligne Ryanair à Minsk en 2021 — ont fourni une impulsion supplémentaire.
Le tournant a eu lieu en février 2022. La Biélorussie a permis à la Russie d’utiliser son territoire pour attaquer l’Ukraine, et les troupes russes sont entrées en Ukraine depuis le territoire biélorusse. L’UE a répondu par de nouveaux paquets de sanctions, bien plus larges, contre Minsk — parallèlement aux sanctions contre Moscou. Depuis lors, les sanctions biélorusses se développent en lien de plus en plus étroit avec les sanctions russes. Ce lien — et le risque qui en découle pour les entreprises françaises — est analysé en détail plus loin.
Base juridique — le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil
Le règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 est un acte de l’UE directement applicable dans chaque État membre — y compris en France — sans transposition en droit national.3 Cela signifie que votre entreprise y est tenue en vertu du droit de l’Union, et non du droit français.
Le règlement 765/2006 a été modifié à de nombreuses reprises, par des règlements successifs du Conseil et des règlements d’exécution de la Commission européenne. Chaque modification a ajouté de nouvelles personnes et entités aux annexes, ou élargi la liste des catégories de biens et de services interdits. Le texte consolidé actuel est disponible sur EUR-Lex sous le numéro CELEX 32006R0765.1
L’acte d’accompagnement est une décision du Conseil dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) — par analogie avec l’architecture des sanctions russes, où le règlement est accompagné d’une décision PESC. Les deux strates — le règlement (directement applicable) et la décision (contraignante pour les États en matière politique) — forment ensemble le régime de sanctions de l’UE contre la Biélorussie.
La liste consolidée des entités visées par les sanctions de l’UE (y compris biélorusses) est tenue par la Commission européenne via la DG FISMA — la direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux.6 Une vue d’ensemble des régimes de sanctions est disponible via l’EU Sanctions Map.7
Ce que couvrent les sanctions contre la Biélorussie
Les sanctions de l’UE contre la Biélorussie agissent à deux niveaux principaux : individuel (personnes et entités) et sectoriel (interdictions portant sur des catégories entières de biens et de services).
Sanctions individuelles — listes de personnes et d’entités
La première strate est le gel des avoirs et l’interdiction de voyager pour des personnes et entités déterminées — nommément désignées dans les annexes du règlement 765/2006. Elles concernent des personnes responsables de la répression et de violations des droits de l’homme, ainsi que des acteurs économiques liés au régime ou finançant ses activités.
Règle clé : les sanctions ne couvrent pas seulement les entités inscrites sur la liste, mais aussi les sociétés dont une personne ou entité listée détient plus de 50 % des parts ou qu’elle contrôle (ownership/control rule).4 Si votre contrepartie biélorusse appartient — directement ou indirectement — pour plus de la moitié à une personne listée, l’opération avec elle est interdite, même si le nom de la société n’apparaît nulle part sur la liste de sanctions.
Sanctions sectorielles — biens et services
La seconde strate est constituée d’interdictions de nature sectorielle : exportation de certains biens et technologies vers la Biélorussie, importation depuis la Biélorussie de certaines catégories de matières premières et de produits, et interdiction de fournir certains services à des entités biélorusses. Les interdictions sectorielles contre la Biélorussie — par analogie avec le mécanisme russe issu des paquets de sanctions de l’UE contre la Russie — reposent sur les codes NC (nomenclature combinée) énumérés dans les annexes des actes d’exécution.
Si vous importez ou exportez des biens depuis ou vers la Biélorussie, vérifier les codes NC de vos produits dans le texte actuel du règlement 765/2006 sur EUR-Lex est une obligation, pas une option.
Sanctions biélorusses et russes — le risque de contournement
C’est le point le plus important pour les entreprises françaises qui peuvent n’avoir aucune relation directe avec la Biélorussie — et être malgré tout exposées à un risque de sanctions.
La Biélorussie comme voie de contournement des sanctions russes
Après 2022, la Biélorussie est devenue l’une des principales routes par lesquelles des biens visés par les sanctions contre la Russie parviennent sur le marché russe. Produits électroniques, machines, composants à double usage (dual-use) — civils et militaires — exportés par des entreprises de l’UE vers des destinataires biélorusses se sont retrouvés en Ukraine comme matériel militaire russe. Le mécanisme est simple : une entreprise française vend une marchandise à un intermédiaire biélorusse, qui la réexporte vers la Russie.
L’UE réagit en élargissant les clauses anti-contournement, c’est-à-dire les mesures destinées à empêcher le contournement des sanctions. Dans le régime russe, ce mécanisme comprend notamment l’obligation d’insérer une clause écrite « No re-export to Russia » dans les contrats conclus avec des contreparties de pays tiers, pour les biens figurant sur certaines listes.8 Cette approche est progressivement étendue aux régimes de sanctions connexes, y compris le régime biélorusse.
Conséquence pratique pour votre entreprise : si vous exportez des biens vers la Biélorussie, vous avez une obligation de diligence (due diligence) sur l’utilisation finale et l’utilisateur final. Il ne suffit pas de constater que votre contrepartie directe n’est pas sur la liste : s’il existe un risque que la marchandise parvienne en Russie, vous violez le régime de sanctions. La manière de repérer une telle chaîne est décrite dans l’article sur le contournement des sanctions par les pays tiers.
Une structure de sanctions « en miroir »
De plus en plus de mesures du régime biélorusse sont construites en parallèle des mesures russes. L’UE les adopte souvent dans la même fenêtre de temps — un « paquet biélorusse » accompagne fréquemment un paquet russe, bien qu’il ait une numérotation distincte et une base juridique propre. Résultat : un même bien peut être interdit à la fois comme exportation vers la Russie (règl. 833/2014) et comme exportation vers la Biélorussie (règl. 765/2006).
En lisant ce qui concerne les sanctions de l’UE contre la Russie, gardez à l’esprit que des restrictions analogues s’appliquent souvent aussi à la Biélorussie, même si le champ et les détails peuvent différer. La vérification doit être menée pour les deux régimes de façon indépendante.
Quelles entreprises françaises sont concernées
Les sanctions de l’UE contre la Biélorussie concernent toute entreprise immatriculée dans l’UE — pas seulement les banques. Voici quelques secteurs où le risque de violation est particulièrement réel.
Commerce et e-commerce. Si vous vendez à destination de la Biélorussie en ligne, par courriel ou via un intermédiaire commercial, vérifiez si vos biens figurent sur les listes d’exportations interdites. Vérifiez aussi si le destinataire ou le transporteur n’appartient pas à une personne listée. La même règle de propriété de 50 % que dans le régime russe s’applique.4
Transport et logistique. La Biélorussie est un voisin de l’UE. Les transporteurs de l’Union empruntent des routes de transit biélorusses, et des camions biélorusses circulent sur les routes européennes. Toute relation avec un transporteur ou un commissionnaire biélorusse exige une vérification sur la liste de sanctions — l’entreprise peut être dirigée par une personne sous sanctions.
Immobilier. Les personnes physiques et entités biélorusses sous sanctions ont leurs avoirs gelés dans l’UE — y compris des biens immobiliers. Une agence immobilière intermédiaire dans une vente ou une location au profit d’un bénéficiaire listé commet une violation, même involontairement.
Tourisme et OTA. Une agence de voyage qui accueille un groupe venant de Biélorussie n’a pas l’obligation de vérifier chaque touriste — mais elle doit vérifier les personnes avec lesquelles elle conclut des contrats, en particulier lors de l’organisation de voyages d’affaires ou d’événements pour des entités biélorusses.
Services financiers et assurance. L’interdiction de fournir des services financiers aux entités listées vise aussi les courtiers et agents d’assurance. Si vous assurez une entreprise biélorusse ou des machines appartenant à une entité listée, vous violez les sanctions.
Vous trouverez la liste complète des obligations découlant des sanctions de l’UE et le catalogue des peines en cas de violation dans des articles distincts.
Check-list — comment vérifier une contrepartie biélorusse
Voici quatre étapes concrètes de vérification. Exécutez-les avant chaque nouvelle opération et après chaque mise à jour des listes de sanctions.
Téléchargez la liste consolidée de l’UE à jour. La Commission européenne (DG FISMA) tient une liste consolidée de toutes les personnes et entités visées par les sanctions de l’UE.6 Elle est aussi accessible via l’EU Sanctions Map (sanctionsmap.eu) — un outil interactif de présentation des régimes de sanctions.7 Téléchargez le fichier XML ou CSV et recherchez-y les données de votre contrepartie : raison sociale, nom et prénom des propriétaires, numéros d’identification.
Vérifiez la structure de propriété (bénéficiaire effectif). La seule vérification de la raison sociale ne suffit pas. Les règlements de l’UE couvrent les entités dont une personne listée détient plus de 50 % des parts ou exerce un contrôle effectif.4 Identifiez le bénéficiaire effectif (Ultimate Beneficial Owner, UBO) de votre contrepartie biélorusse et vérifiez-le sur la liste. L’obligation de vérifier le bénéficiaire effectif découle aussi du dispositif français de lutte contre le blanchiment (LCB-FT) du Code monétaire et financier.9
Consultez le registre national des gels d’avoirs de la DG Trésor. En France, il n’existe pas de liste de sanctions nationale autonome — les listes appliquées sont les listes consolidées de l’UE. La DG Trésor tient toutefois un registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, qui reflète les mesures de l’UE et les éventuelles mesures nationales prononcées par arrêté.10 Consultez-le indépendamment de la liste de l’UE.
Vérifiez le code NC du bien. Si l’opération porte sur des biens, vérifiez le code NC (nomenclature combinée) dans le texte actuel du règlement 765/2006 et de ses modifications, disponible sur EUR-Lex. La nomenclature NC est un code à huit chiffres — recherchez les quatre ou six premiers chiffres dans les annexes du règlement.
Documentez la vérification. Consignez chaque contrôle dans un registre interne : date de la vérification, nom et prénom ou raison sociale de l’entité, liste/source, résultat (CLEAR / POSSIBLE / MATCH). La documentation est la preuve de la diligence raisonnable lors d’un éventuel contrôle de la DG Trésor ou de la Douane (DGDDI).
Peines en cas de violation des sanctions contre la Biélorussie
Une violation du règlement 765/2006 ou des actes qui s’y rattachent est une violation des sanctions de l’UE — avec des conséquences identiques à une violation des sanctions contre la Russie. En France, la responsabilité est régie principalement par l’article L574-3 du Code monétaire et financier et l’article 131-38 du Code pénal.2
Sanctions pénales. La violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE est punie de 5 ans d’emprisonnement et de 750 000 € d’amende (art. L574-3 CMF) ; les actes de participation tendant au contournement encourent les mêmes peines.2 Pour les personnes morales, l’amende est portée au quintuple, soit 3 750 000 € (art. 131-38 du Code pénal), avec d’éventuelles peines complémentaires telles que la confiscation.11
Cadre harmonisé au niveau de l’UE. La directive du Parlement européen et du Conseil (UE) 2024/1226 du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union impose aux États membres d’instaurer une responsabilité pénale pour les violations de sanctions.5 Le délai de transposition de la directive a expiré le 20 mai 2025 ; la France ne l’a pas respecté (mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025, transposition en cours via le projet de loi n° 2544). Les violations sont toutefois déjà réprimées par l’art. L574-3 du CMF.
Il faut aussi garder à l’esprit que les règlements et décisions du Conseil de l’UE imposant des mesures restrictives ont leur fondement dans les traités de l’Union — ce qui signifie que le Conseil peut élargir rapidement le régime de sanctions, sans consultation publique, et que les nouvelles dispositions entrent en vigueur souvent dès le lendemain de leur publication au Journal officiel de l’UE.
Vous trouverez une description complète des conséquences juridiques et financières dans l’article Sanctions pénales et amendes pour violation des sanctions UE en France.
FAQ
En quoi le règlement 765/2006 diffère-t-il du règlement 269/2014 ?
Les deux sont des règlements du Conseil de l’UE imposant des sanctions, mais ils concernent des pays différents.1 Le règlement (CE) n° 765/2006 couvre la Biélorussie — il établit un régime de sanctions contre les personnes et entités liées au régime de Loukachenko. Le règlement (UE) n° 269/2014 couvre la Russie — il établit un régime de sanctions contre les personnes responsables d’atteintes à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Votre entreprise peut relever des deux simultanément — par exemple si elle travaille à la fois avec des contreparties russes et biélorusses.
Dois-je vérifier la liste de sanctions 765/2006 si je ne commerce pas avec la Biélorussie ?
Pas nécessairement de façon directe — mais si vous avez des contreparties dans des pays tiers par lesquels peuvent transiter des biens ou des services biélorusses, le risque de contournement des sanctions (anti-contournement) peut vous concerner. Si votre entreprise n’a aucune relation avec des entités biélorusses et n’exporte pas de biens via la Biélorussie, le risque est minime. Néanmoins, vérifier — ne serait-ce qu’une fois — qu’aucune de vos contreparties ne figure sur la liste est une bonne pratique de conformité.
Que signifie le fait que les sanctions aient un « effet direct » en France ?
Les règlements de l’UE — dont le 765/2006 — sont directement applicables dans chaque État membre sans qu’il soit nécessaire d’adopter une loi nationale distincte.3 Une entreprise française les viole en vertu du droit de l’Union, même si aucune disposition de droit national ne décrit expressément l’interdiction concernée. À la différence des directives, qui nécessitent une transposition en droit national, un règlement s’applique automatiquement dès son entrée en vigueur.
L’obligation de sanction screening concerne-t-elle les petites entreprises ?
Oui. La taille de l’entreprise est sans incidence sur l’obligation de respecter les sanctions de l’UE. Le règlement 765/2006 s’applique à toute entité de l’UE — entrepreneur individuel, SARL, association — dès lors qu’elle conclut des opérations avec des personnes ou entités listées ou commerce des biens interdits. Pour en savoir plus sur qui est soumis à l’obligation de sanction screening, consultez l’article dédié.
À quelle fréquence la liste de sanctions de l’UE contre la Biélorussie est-elle mise à jour ?
La liste de sanctions de l’UE est mise à jour régulièrement — par des règlements d’exécution du Conseil ajoutant de nouvelles personnes et entités aux annexes. Les mises à jour peuvent entrer en vigueur très rapidement après leur publication au Journal officiel de l’UE. Conseil pratique : ne vous fiez pas à une vérification unique — intégrez la vérification dans votre processus d’onboarding des contreparties et répétez-la régulièrement.
Où trouver la liste à jour des sanctions contre la Biélorussie ?
Trois sources : (1) EUR-Lex — la version consolidée du règlement (CE) n° 765/2006 avec ses annexes (CELEX 32006R0765) ; (2) l’EU Sanctions Map (sanctionsmap.eu) — la carte interactive des régimes de sanctions de l’UE ;7 (3) la DG FISMA (finance.ec.europa.eu) — le hub de la Commission européenne avec la liste consolidée de toutes les entités visées par des sanctions.6
Comment Sanqto peut vous aider
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Bases juridiques
- Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre de la Biélorussie — CELEX 32006R0765
- Règlement (UE) n° 269/2014 du Conseil du 17 mars 2014 — mesures restrictives à l’encontre de la Russie (listes de personnes et d’entités) — CELEX 32014R0269
- Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 — mesures restrictives à l’encontre de la Russie (interdictions sectorielles) — CELEX 32014R0833
- Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 — criminalisation des violations des sanctions de l’UE — CELEX 32024L1226
- Code monétaire et financier — art. L574-3 (5 ans d’emprisonnement, 750 000 € d’amende) ; art. 131-38 du Code pénal (×5 pour les personnes morales) — legifrance.gouv.fr
- Projet de loi n° 2544 (déposé le 3 mars 2026) — transposition en cours de la directive (UE) 2024/1226 en France — assemblee-nationale.fr
- Registre national des gels d’avoirs — DG Trésor — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr
- EU Sanctions Map — sanctionsmap.eu
- DG FISMA — hub des sanctions de l’UE — finance.ec.europa.eu
Information, pas de conseil juridique. Cet article est fourni uniquement à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. L’analyse juridique d’une situation individuelle doit être effectuée avec un avocat compétent en droit des sanctions internationales et en droit du commerce extérieur. État du droit : 20 mai 2026.
Règlement (CE) n° 765/2006 du Conseil du 18 mai 2006 concernant des mesures restrictives à l’encontre du président Loukachenko et de certains responsables biélorusses, CELEX 32006R0765 ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Art. L574-3 du Code monétaire et financier (5 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende pour violation des interdictions issues des règlements de sanctions de l’UE ; les actes de participation tendant au contournement sont punis des mêmes peines) ; art. 131-38 du Code pénal (amende ×5 pour les personnes morales, soit 3 750 000 €) — Code monétaire et financier — art. L574-3, art. 131-38 Code pénal, état au 23.05.2026 ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Les règlements de l’UE sont directement applicables dans tous les États membres sans nécessité de transposition, EUR-Lex — Regulation EU legal act ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règle de propriété et de contrôle (ownership/control rule) — une entité est visée par les sanctions si une personne listée détient plus de 50 % de ses parts ou exerce un contrôle effectif ; source : FAQ de la Commission européenne (DG FISMA), finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎ ↩︎
Directive (UE) 2024/1226 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 relative à la définition des infractions pénales et des sanctions en cas de violation des mesures restrictives de l’Union, délai de transposition 20 mai 2025 ; en France, transposition non encore intervenue (mise en demeure de la Commission le 24 juillet 2025) — en cours via le projet de loi n° 2544 — CELEX 32024L1226, assemblee-nationale.fr ↩︎ ↩︎
DG FISMA (direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l’union des marchés des capitaux) — service de la Commission européenne en charge de la politique des sanctions financières de l’UE, hub : finance.ec.europa.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎
EU Sanctions Map — outil interactif de présentation des régimes de sanctions de l’UE, sanctionsmap.eu ↩︎ ↩︎ ↩︎
Règlement (UE) n° 833/2014 du Conseil du 31 juillet 2014 — régime de mesures restrictives sectorielles à l’encontre de la Russie, dont les clauses anti-contournement, CELEX 32014R0833 ↩︎
Code monétaire et financier, Livre V titre VI (LCB-FT) — obligation d’identification du bénéficiaire effectif et déclaration de soupçon à Tracfin (art. L561-2, L561-15) — legifrance.gouv.fr ↩︎
Il n’existe pas en France de liste nationale autonome de sanctions financières — les mesures applicables proviennent des règlements de l’UE et le registre national des personnes et entités faisant l’objet d’une mesure de gel, publié par la DG Trésor, reflète ces mesures. — gels-avoirs.dgtresor.gouv.fr, tresor.economie.gouv.fr ↩︎
Art. 131-38 du Code pénal : « Le taux maximum de l’amende applicable aux personnes morales est égal au quintuple de celui prévu pour les personnes physiques par la loi qui réprime l’infraction. » — legifrance.gouv.fr, état au 23.05.2026 ↩︎